Les femmes sont deux à trois fois plus touchées que les hommes par Alzheimer et la sclérose en plaques. Selon des chercheurs américains, l’explication pourrait se trouver au niveau du chromosome X. On vous explique.
Les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes risques de développer certaines maladies. C’est notamment le cas des maladies auto-immunes du système nerveux central comme la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques (SEP). Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA Health) rappelle que ces deux pathologies touchent deux à trois fois plus les femmes que les hommes.
Dans une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine, ces chercheurs indiquent avoir découvert pourquoi : l’explication pourrait se trouver au niveau du chromosome X. Face à ce constat, ils proposent également des pistes de recherche thérapeutiques.
Les femmes sont plus touchées par la SEP : une piste génétique lié au chromosome X
Dans le cadre de ces travaux, les chercheurs ont travaillé sur un modèle murin, c’est-à-dire des souris génétiquement modifiées pour reproduire les mécanismes de la sclérose en plaques. Leur objectif était d’identifier un gène situé sur le chromosome X. Ce dernier jouerait un rôle dans l’inflammation des cellules immunitaires du cerveau, appelées microglies.
Pour rappel, comme l’explique l’Inserm, les microglies sont les cellules de défense du système nerveux central. Elles détectent les signaux de danger et initient une réponse immunitaire. Mais leur activation chronique ou excessive peut entraîner des dommages neuronaux et contribuer à des maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques ou la maladie d’Alzheimer.
Les scientifiques se sont donc intéressés à un gène nommé Kdm6a, situé sur le chromosome X. Ils ont observé que lorsqu’ils désactivaient ce gène et sa protéine, les signes de la maladie s’amélioraient nettement chez les souris femelles. En d’autres termes, le fait de bloquer le gène Kdm6a réduisait l’inflammation cérébrale.
