Meurtre de Lola, 12 ans : bouleversée, sa mère témoigne face à Dahbia Benkired, “J’ai perdu ma Lola, mon mari, mon travail…”

Ils sont présents chaque jour depuis l’ouverture du procès le 17 octobre dernier. Les proches et la famille de Lola Daviet sont venus affronter “l’autre” ou “le diable” comme ils l’appellent. Chaque jour, ils font face à Dahbia Benkired, la meurtrière présumée de l’adolescente de 12 ans dont le corps sans vie et torturé a été retrouvé dans une malle, en octobre 2022. Ce mercredi 22 octobre, Delphine Daviet, la maman, a témoigné à la barre.

Je vais vous parler de Lola, ma mini moi”, a commencé la mère de famille endeuillée. Trois ans après le viol et le meurtre de sa fille, Delphine Daviet, également touchée par le décès du père de Lola, mort de chagrin, a souhaité prendre la parole. Avec émotion, elle est revenue sur la personnalité “joyeuse, sociable, aimante” de l’adolescente et sur cette journée où la vie de sa famille a basculé à jamais.

Procès de Dabhia Benkired : le témoignage bouleversant de la mère de Lola au procès de la meurtrière présumée

Qui pouvait imaginer qu’elle allait croiser ce monstre ?”, lance Delphine Daviet à la barre. Après avoir remercié la cour pour la laisser d’exprimer, la mère de famille qui arbore un tatouage représentant Lola sur son avant-bras, s’est rappelé cette journée macabre qui ressemblait pourtant à toutes les autres. “Ce jour débute, une belle journée. Lola est revenue manger le midi, elle est repartie en me disant “à tout à l’heure, bisou”, qui pouvait imaginer ce qui allait se passer, qu’elle allait croiser ce monstre, cette chose ?”.

Aujourd’hui encore, la mère de Lola ne peut se pardonner ce qui est arrivé à l’adolescente. “Je culpabilise énormément, je n’ai pas pu sauver MA Lola. Mon mari aussi, mon fils aussi. Rien ne mérite d’avoir autant de haine, de mépris, d’acharnement contre ma Lola”. Cependant, la mère de famille ne baisse pas les bras : “J’ai fini par comprendre avec ma psychologue que ce n’est pas nous les coupables, mais cette chose, ce diable”.