Pas du genre à s’alarmer pour un krach boursier, Donald Trump a préféré jouer la carte du médecin du dimanche. À bord d’Air Force One, le président américain a tenté de calmer les esprits après la panique déclenchée par sa décision de taxer toutes les importations. Pour lui, rien de dramatique, bien au contraire. « Il faut parfois prendre un traitement pour se soigner », a-t-il expliqué aux journalistes. Pas sûr que Wall Street ait apprécié l’ordonnance, mais pour le président américain, les turbulences sont juste une étape vers un corps économique plus musclé.
Quand on lui parle de la chute des marchés, il esquive la responsabilité d’un haussement d’épaules. Pas son intention, jure-t-il. « Mais je veux résoudre le déficit que nous avons avec la Chine, avec l’Union européenne et d’autres pays », a-t-il lancé, droit dans ses bottes. À ses yeux, depuis l’annonce des droits de douane, les États-Unis sont « beaucoup plus forts ». Le traitement de choc n’a peut-être pas séduit les investisseurs, mais dans l’esprit de Trump, c’est une piqûre qui finira bien par faire effet.
Donald Trump tacle violemment l’Europe
Donald Trump continue de brandir les droits de douane comme une potion miracle, même si elle fait grimacer les marchés. Pour lui, c’est clair : « Je ne veux pas de chute [des marchés]. Mais il faut parfois prendre un traitement pour se soigner », balance-t-il, persuadé que l’économie américaine est accro aux importations et qu’un bon sevrage s’impose. Son remède ? Taxer, taxer, et encore taxer. Et ce, même si la Bourse fait des montagnes russes. Selon lui, c’est la seule vraie manière de corriger un système qu’il juge déséquilibré. Ce week-end, entre deux coups de téléphone avec « beaucoup d’Européens, d’Asiatiques, au monde entier », il a senti que tout le monde voulait « désespérément parvenir à un accord ». Ambiance.
