Avec Vladimir Poutine, faut-il s’attendre à une guerre «longue» contre l’Occident ?

Alors que l’armée russe a lancé une grande offensive dans le nord-est de l’Ukraine, Vladimir Poutine a remplacé son ministre de la Défense par un économiste. Un signe que le Kremlin se prépare à une guerre «longue» pour de nombreux spécialistes.

Le timing semble à première vue surprenant. Alors que la Russie vient de lancer une nouvelle offensive sur la ville ukrainienne de Kharkiv, le remaniement gouvernemental orchestré dimanche 12 mai par Vladimir Poutine – chose rare au Kremlin – a surpris de nombreux spécialistes. Moins d’une semaine après sa réinvestiture, le président russe a choisi de remplacer son ministre de la Défense Sergueï Choïgou, en poste depuis 12 ans, qui devient secrétaire du Conseil de sécurité russe. Il est remplacé par Andreï Belooussov, économiste de formation, sans expérience militaire.

Fin 2022, il apparaissait que, du fait des piètres performances militaires de la Russie, de la remarquable résistance ukrainienne et de la forte mobilisation des Occidentaux aux côtés de Kiev, la guerre en Ukraine pourrait tourner au fiasco pour la Russie. Depuis, les forces armées du pays se sont ressaisies en main. Elles sont repassées à l’attaque en lançant leur plus grande offensive depuis la tentative de prendre Kiev en mars 2022.