MARION MARÉCHAL pulvérise une JOURNALISTE sur L’AFFAIRE PHILIPPINE

Le meurtre tragique de Philippine, une étudiante de 19 ans dont le corps a été retrouvé dans le bois de Boulogne le 21 septembre dernier, a plongé la France dans une stupeur mêlée d’une immense colère. Ce drame, loin d’être un simple fait divers, est devenu le symbole d’un système à bout de souffle, où les failles de la politique migratoire s’entrechoquent avec les insuffisances de la réponse pénale. Dans une intervention médiatique remarquée, Marion Maréchal a porté un regard sans concession sur les dysfonctionnements qui ont conduit à cette tragédie, pointant du doigt une “importation de prédateurs” et un État incapable de protéger ses citoyens les plus vulnérables.

L’affaire Philippine est le récit d’une série de rendez-vous manqués par la justice. Le suspect, Taha O., un ressortissant marocain de 22 ans, n’était pas un inconnu des services de police. Condamné en 2021 pour le viol d’une autre femme, il avait bénéficié de remises de peine, sortant de détention en juin 2024 après seulement cinq ans derrière les barreaux. “Cinq ans de prison pour avoir détruit la vie d’une femme, c’est un signal d’impunité envoyé aux criminels”, s’insurge Marion Maréchal. Mais le scandale ne s’arrête pas là. Sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), l’homme a été libéré d’un centre de rétention administrative (CRA) par un juge des libertés et de la détention, alors même que le risque de réitération n’était pas exclu. Quelques jours plus tard, Philippine croisait son chemin.

Cette tragédie remet brutalement sur le devant de la scène la question de l’efficacité des OQTF. Les chiffres cités sont alarmants : le taux d’exécution de ces mesures stagne autour de 7 % ces dernières années. Marion Maréchal souligne le manque de moyens criant, avec seulement 1 800 places en centre de rétention pour des centaines de milliers de clandestins présents sur le sol national. “Si l’État ne se donne pas les moyens de ses ambitions, les promesses de fermeté ne resteront que des mots”, affirme-t-elle. Elle préconise des mesures de pression diplomatique fortes envers les pays d’origine, comme le Maroc ou l’Algérie, qui rechignent souvent à délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires aux expulsions. Blocage des transferts financiers, révision de la politique des visas et remise en cause des accords migratoires préférentiels sont, selon elle, les leviers indispensables pour restaurer l’autorité de la France.