Corée du Sud : fin de l’élevage d’ours pour la bile, des centaines encore dans des enclos

Les autorités sud-coréennes ont confirmé la fin de l’industrie controversée des fermes d’ours pour la bile, dans le cadre d’un plan de bien-être animal.

La Corée du Sud affirme qu’elle mettra officiellement fin cette semaine à son industrie d’élevage pour la bile d’ours, bien que près de 200 ours soient encore maintenus dans des enclos et élevés pour leurs vésicules biliaires.

Le ministère du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement a annoncé qu’il interdira la reproduction et la détention d’ours ainsi que l’extraction de leur bile à partir du 1er janvier 2026. Ce changement s’inscrit dans le cadre d’une loi révisée de protection des animaux qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à deux ou cinq ans pour les contrevenants.

La Corée du Sud fait partie des rares pays qui autorisent l’élevage destiné à extraire la bile d’ours, principalement des ours noirs asiatiques connus sous le nom d’ours lunaires, pour la médecine traditionnelle ou comme aliment censé favoriser la vitalité et l’endurance.

Mais la popularité de cette pratique a plongé au cours des vingt dernières années, face aux doutes sur ses effets médicinaux, à l’arrivée d’alternatives médicales moins coûteuses et à la prise de conscience du public quant à la cruauté animale.