CHARLOTTE D’ORNELLAS détruit PATRICK COHEN sur L’AFFAIRE THOMAS

Le drame de Crépol, qui a coûté la vie au jeune Thomas, 16 ans, continue de déchirer le paysage médiatique français. Au cœur de la polémique, une chronique du journaliste Patrick Cohen sur France Inter a mis le feu aux poudres. En tentant d’expliquer que la soirée avait dégénéré suite à une simple remarque sur une coupe de cheveux (« Chikita »), il s’est attiré les foudres de nombreux observateurs, dont la journaliste Charlotte d’Ornellas. Pour cette dernière, nous ne sommes pas face à une simple analyse, mais devant une véritable entreprise de désinformation visant à atténuer la portée politique et sociétale de cet événement tragique.

Le « journalisme de sélection » contre la réalité des faits

L’angle d’attaque de Charlotte d’Ornellas est clair : Patrick Cohen a choisi ses sources avec une sélectivité troublante. En se basant quasi exclusivement sur les déclarations des mis en examen — ceux-là mêmes qui sont poursuivis pour « meurtre en bande organisée » — le chroniqueur aurait délibérément ignoré la version des victimes et des témoins oculaires.

Selon Charlotte d’Ornellas, cette méthode pose un problème déontologique majeur. « Comment peut-on accorder plus de crédit à des suspects en fuite qu’aux neuf témoins qui rapportent des propos hostiles aux Blancs ? » s’interroge-t-elle. Le dossier judiciaire, cité par le procureur de la République, évoque en effet des menaces de mort explicites comme « on est là pour planter des Blancs ». En occultant ces éléments pour se concentrer sur l’altercation initiale « futile », Patrick Cohen construirait un récit qui dédouane indirectement les agresseurs en rejetant une part de responsabilité sur les rugbymen locaux.

La théorie du « fait divers » shakespearien : une insulte aux victimes ?

L’article souligne également l’absurdité de certaines analyses périphériques qui ont soutenu la thèse de Patrick Cohen. L’intervention d’Isabelle Veyrat-Masson, directrice de recherche au CNRS, a particulièrement choqué. En comparant le massacre de Crépol à une scène de Roméo et Juliette, opposant les « Montaigu » et les « Capulet », elle a transformé une agression armée en une querelle romantique et historique.

Pour Charlotte d’Ornellas, cette comparaison est non seulement indécente mais techniquement fausse. Dans Shakespeare, les deux familles se détestent mutuellement. À Crépol, une bande extérieure est arrivée avec des couteaux de cuisine dans un bal où personne ne les connaissait. « On ne tire pas l’épée comme dans une pièce de théâtre, on plante des adolescents avec des lames de boucher », rappelle la journaliste avec gravité.

Deux phases, deux réalités : le mécanisme de l’attaque

Le cœur de la démonstration repose sur la distinction cruciale entre deux moments de la soirée, que Patrick Cohen semble avoir volontairement confondus :

  1. L’altercation initiale : Un échange tendu entre deux individus pour un motif mineur.

  2. L’attaque coordonnée : L’arrivée de véhicules en renfort et le déploiement d’une violence aveugle contre la foule.

Le procureur lui-même a décrit des individus s’en prenant « indistinctement » aux participants du bal, jetant des pierres et des barrières. Ce n’est plus une bagarre de village qui dérape ; c’est, selon les mots de l’enquête, une « expédition » où les coups ont été portés sans distinction de cible. En ne parlant que de la première phase, Patrick Cohen transformerait un crime de masse en une simple rixe qui a mal tourné.

La fuite des suspects : un aveu qui ne dit pas son nom

L’argument de la « défense » des agresseurs, relayé par certains médias, s’effondre également face à leur comportement post-drame. Charlotte d’Ornellas rappelle que les principaux suspects n’ont pas attendu l’arrivée des gendarmes pour s’expliquer. Ils ont pris la fuite vers Toulouse, avec l’intention probable de quitter le territoire national vers l’Espagne, puis le Maghreb.

« Si l’on est la victime d’une provocation et que l’on s’est seulement défendu, on ne traverse pas la France en urgence pour tenter de changer de continent », assène-t-elle. Cette fuite organisée corrobore la thèse d’une bande consciente de la gravité de ses actes et du caractère prémédité de la violence.

Conclusion : Un enjeu de vérité

Crépol : Polémique avec Patrick Cohen - Charlotte d'Ornellas

Pour Charlotte d’Ornellas, l’enjeu dépasse le simple cadre d’un plateau de télévision. Il s’agit de savoir si la France est encore capable de nommer la réalité, même quand celle-ci est dérangeante. En tentant de « dégonfler » le récit politique au nom de la lutte contre l’extrême droite, Patrick Cohen aurait, selon elle, sacrifié la vérité journalistique sur l’autel de l’idéologie.

Le drame de Crépol restera comme une plaie ouverte, mais aussi comme le symbole d’une fracture médiatique où les faits bruts semblent s’effacer derrière les interprétations partisanes. Rétablir la chronologie, écouter les survivants et respecter la mémoire de Thomas exige une honnêteté que Charlotte d’Ornellas appelle de ses vœux, loin des comparaisons théâtrales et des excuses sociologiques.