DÉTONATION AU TRIBUNAL : MARINE LE PEN FAIT TREMBLER LA SALLE EN 15 SECONDES !

C’est un tournant historique qui se joue actuellement dans les couloirs feutrés du Palais de Justice de Paris. Alors que les ambitions présidentielles pour 2027 commencent à saturer l’espace médiatique, une ombre colossale plane sur le Rassemblement National (RN). Marine Le Pen, figure de proue de la droite nationale, voit son destin politique suspendu à une décision judiciaire. Ce mardi marque le début de son procès en appel, une étape cruciale après une condamnation en première instance qui a fait l’effet d’une bombe : cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Un verdict qui a tout changé

Pour bien comprendre l’enjeu, il faut remonter au 31 mars 2025. Ce jour-là, le tribunal correctionnel de Paris a frappé fort. Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire dite des « assistants parlementaires européens ». La sentence ? Deux ans de prison ferme (aménageables sous bracelet électronique), deux ans avec sursis, 100 000 euros d’amende et, surtout, cette fameuse peine d’inéligibilité de cinq ans.

Ce qui rend cette condamnation particulièrement redoutable pour la politicienne, c’est l’exécution provisoire. En termes simples, cela signifie que même en faisant appel, la peine s’applique immédiatement. À moins d’un revirement spectaculaire de la cour d’appel, Marine Le Pen est officiellement rayée des listes électorales pour le prochain scrutin présidentiel.

Le « Système » au cœur de l’accusation

L’affaire n’est pas une simple erreur administrative. Selon la justice, le Front National (devenu Rassemblement National) aurait mis en place un système sophistiqué pour détourner l’argent du Parlement européen. Les fonds alloués pour rémunérer des assistants censés travailler sur des dossiers législatifs à Bruxelles ou Strasbourg auraient été utilisés pour payer des employés du parti travaillant exclusivement sur des enjeux nationaux français.

Les enquêteurs ont mis en lumière une quarantaine de contrats litigieux s’étalant sur plus d’une décennie, entre 2004 et 2016. On parle de sommes astronomiques dépassant les 4,4 millions d’euros. Parmi les cas cités, celui du garde du corps de Marine Le Pen ou de la secrétaire de Jean-Marie Le Pen, tous deux rémunérés par l’Europe sans jamais avoir mis les pieds dans une institution européenne pour y exercer des missions parlementaires. Pour le tribunal, il ne s’agit pas de cas isolés mais d’un système « perfectionné » par Marine Le Pen elle-même pour soulager les finances alors précaires de son mouvement.