Depuis septembre, on entend beaucoup que les Palois ne veulent plus de Bayrou, son passage à Matignon a beaucoup abîmé son image, rapporte Jérôme Marbot (PS), son challenger à Pau, où le patron du Modem est maire depuis 2014. A Matignon, on a vu qu’il était plus commentateur que faiseur, il n’est plus à la hauteur des enjeux. »
Ce dimanche l’ancien Premier ministre a officialisé sa candidature pour un troisième mandat dans la ville béarnaise, avant les municipales qui auront lieu le 15 et 22 mars 2026. « Quand vous avez prouvé pendant douze ans que vous respectiez intégralement, et bien au-delà, les engagements que vous avez pris, alors ça veut dire que vous respecterez les engagements que vous prendrez », a-t-il lancé lors de sa conférence de presse. Nommé Premier ministre en décembre 2024, il avait quitté Matignon en septembre 2025, sur un vote de confiance perdu à l’Assemblée nationale.
Le candidat de l’union de la gauche (hors La France insoumise) ne veut pas l’égratigner sur la gestion de l’affaire Bétharram, préférant se concentrer sur son bilan. « Localement il a fait des choses, mais des choses datées, attaque-t-il, c’est un maire de la fin du XXe siècle : il fait beaucoup de béton et prend peu soin de traiter des grands enjeux de demain [réchauffement climatique, mobilités douces et alternatives, protection du pouvoir d’achat]. » Il pointe aussi une méthode de gouvernance très verticale et assure qu’une page plus moderne doit s’ouvrir pour Pau.
