En fin d’hiver, beaucoup de jardiniers regardent leur pelouse jaunie avec l’envie de tout nettoyer : ratisser les feuilles mortes, ramasser les branches, tondre bien ras pour préparer le printemps. Ce réflexe “propre” est très répandu, presque automatique.
Mais pour le rouge-gorge, petit oiseau familier des jardins, c’est justement la période la plus difficile, quand les insectes se font rares et que le sol reste froid. Un simple élément naturel laissé sur le gazon peut pourtant lui offrir à la fois abri et nourriture. Ce léger désordre change discrètement la donne.
Rouge-gorge en hiver : un insectivore qui fouille la pelouse
Le rouge-gorge familier vit près du sol : il picore vers de terre, araignées, larves, petits coléoptères, et complète son menu avec quelques baies. On le voit souvent suivre le jardinier qui bêche, dans l’espoir de récupérer les insectes mis au jour. Quand tout est ratissé et tondu, ce garde-manger s’effondre.
En fin d’hiver, certains oiseaux comme les rouges-gorges, les mésanges ou les troglodytes risquent la mort par lente faim, car les insectes sont leur principale source de nourriture et le sol est resté gelé pendant des semaines. Les premiers redoux de février ne suffisent à les sauver que si des refuges à insectes ont été laissés en place dans le jardin.
