C’est une maladie dont on parle trop peu, et pour cause, elle est détectable très tardivement. Néanmoins, elle devrait devenir la 5ᵉ cause de décès dans le monde d’ici à 15 ans, malgré l’existence d’un dépistage simple et gratuit.
Avec près de 6 millions de personnes touchées en France, la maladie rénale chronique est aujourd’hui plus fréquente que le diabète (4,2 millions) ou les cancers (3,4 millions), selon l’association de patients atteints de maladies rénales Renaloo. Cette maladie, qui “provoque une mortalité massive, entraîne handicap et invalidité, altère la qualité de vie, empêche de travailler et appauvrit les personnes touchées”, devrait devenir la 5ᵉ cause de décès dans le monde d’ici à 2040, selon l’association.
Face à ce constat, Renaloo, en partenariat avec l’Assurance Maladie, la Fédération Française des Diabétiques, l’Alliance du Cœur et le Collectif National des Associations d’Obèses véhicule le message suivant : “Ne pas faire contrôler ses reins, c’est comme ne pas faire contrôler ses freins”. À l’occasion de la semaine nationale dédiée aux reins et aux maladies rénales qui aura lieu du 8 au 15 mars, les grands acteurs de la santé appellent ainsi au dépistage de la maladie rénale chronique. Quels sont les symptômes de cette maladie, qui apparaissent souvent tardivement, et comment se faire dépister ?
Maladie rénale chronique : quels sont les facteurs de risque ?
Une maladie rénale chronique survient lorsque les reins ne parviennent plus à filtrer et à nettoyer correctement le sang de l’organisme. Les symptômes apparaissent généralement tardivement, ce qui la rend difficile à détecter précocement. Les principaux facteurs de risque sont l’hypertension artérielle et le diabète, avec près d’un cas sur deux qui leur sont dus, selon l’Assurance maladie. Ces maladies provoquent des lésions des petites artères qui altèrent le fonctionnement des reins. Une prise en charge précoce peut ralentir la progression de l’insuffisance rénale. D’autres maladies sont aussi responsables de la maladie rénale chronique.
D’autres facteurs de risque entrent en jeu. Dans la liste, on retrouve les maladies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, athérome…) et les facteurs de risque cardiovasculaire tels que l’obésité, le tabac, la sédentarité, l’âge (à partir de 60 ans), une prise de médicament toxique pour le rein (anti-inflammatoires en particulier, phytothérapie, herbes chinoises, etc.), l’exposition à des toxiques comme les produits de contraste iodés ou encore la radiothérapie ciblée sur les reins ainsi que les toxiques professionnels (plomb, mercure, cadmium…), indique l’Assurance maladie.
