Quand l’hiver approche, on pense souvent au froid comme principal danger pour les animaux sauvages. Mais un ennemi bien plus discret s’installe dans nos jardins : l’humidité. Pourtant, un geste très simple, à la portée de chacun, pourrait réellement changer la donne pour la survie du hérisson, une espèce aussi discrète que menacée.
À l’arrivée de l’hiver, on imagine volontiers les hérissons blottis sous un tas de feuilles, prêts à hiberner jusqu’au printemps. Mais le froid n’est plus leur principal danger. Avec des hivers de plus en plus humides, ce sont désormais les pluies continues qui menacent leur survie.
Selon l’Observatoire de la biodiversité des jardins (OFB/Vigie-Nature), l’humidité prolongée augmente fortement le risque de mortalité chez ces petits mammifères. Une étude de la Hedgehog Preservation Society, publiée en 2024, révèle même que près de 6 hérissons sur 10 abandonnent leur abri s’il est détrempé : un comportement fatal en plein hiver.
Un piège invisible : des nids trempés, des hérissons condamnés
Un abri saturé d’eau devient rapidement une éponge glacée. Les feuilles mortes, l’herbe et les branchages, censés isoler le hérisson du froid, se transforment alors en piège humide. L’animal se retrouve sans protection thermique, vulnérable aux maladies, au froid… et même aux prédateurs.
Contrairement à d’autres espèces, le hérisson ne peut pas reconstruire facilement un nid en plein hiver. Chaque déplacement l’épuise, alors que son organisme devrait fonctionner au ralenti. Un hérisson mouillé, c’est un hérisson en danger.
