Les araignées envahissent nos maisons en ce moment, mais savez-vous vraiment pourquoi ?

Comme chaque année à l’arrivée de l’automne, les araignées s’invitent dans nos intérieurs. Mais cette saison, elles sont plus nombreuses… et plus grosses ! Que se passe-t-il ? Un professeur de zoologie explique ce phénomène (pas si anormal).

À peine l’automne installé que les araignées pointent déjà le bout de leurs pattes dans nos maisons. Cuisine, salle de bains, salon… impossible de ne pas remarquer ces spécimens plutôt costauds pour certains, comme la tégénaire domestique ou la zoropse à pattes épineuses.

De quoi faire frissonner les près d’un Français sur deux qui se déclarent arachnophobes, selon les derniers chiffres de la LPO (Ligue de protection des oiseaux). Alors pourquoi en voit-on autant en ce moment ? Selon David Gee, professeur de zoologie à l’université de Derby au Royaume-Uni, interrogé par la BBCcette présence inhabituelle d’araignées serait directement liée au réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique : une aubaine pour les araignées

Chaque automne, les araignées deviennent plus actives : c’est leur période de reproduction. Il est donc normal d’en croiser davantage dans les maisons. Ce qui est moins habituel cette année, c’est leur nombre, leur taille et surtout leur précocité. Selon David Gee, les conditions climatiques anormalement chaudes depuis le début de l’année ont favorisé leur développement. Plus de chaleur signifie plus de nourriture disponible, une croissance accélérée et une meilleure survie des jeunes. Résultat : “Les araignées ont atteint leur maturité plus tôt, ce qui perturbe leur rythme habituel, explique l’expert à nos confrères.

Et comme l’explique de son côté Geo, ce sont surtout les mâles qui se montrent très actifs en ce moment. En quête de femelles, ils quittent leurs cachettes et se déplacent davantage. Cette course à la reproduction les pousse parfois à se croiser, voire à se battre pour un territoire. Ce comportement territorial inhabituel explique pourquoi ils envahissent davantage nos espaces de vie. Une sorte de compétition amoureuse qui se joue… jusque dans nos maisons.