Accident de train en Espagne : Ces autres catastrophes ferroviaires qui ont marqué les vingt dernières années

Juillet 2013, 80 morts en Espagne

Il s’agit de l’accident le plus meurtrier en Espagne depuis 1944. Le soir du 24 juillet 2013, un train à grande vitesse de la compagnie Alvia déraille à son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle, ville de Galice et lieu de pèlerinage qui attire chaque année plusieurs milliers de voyageurs.

Le train s’encadre dans un mur d’enceinte situé à quatre kilomètres de la ville. Le bilan est lourd : 80 personnes trouvent la mort et plus de 140 sont blessées. Les conclusions de l’enquête révèlent une vitesse excessive de l’engin liée à un défaut d’attention du conducteur, qui se trouvait au téléphone avec le contrôleur quelques secondes avant l’accident. En 2024, un conducteur et un ex-responsable du réseau espagnol seront condamnés à deux ans et demi de prison.

Janvier 2006, 47 morts au Monténégro

Au moins 47 personnes, dont cinq enfants, sont tuées et 234 blessées le 23 janvier dans le déraillement d’un train bondé au Monténégro, à quinze kilomètres de la capitale Podgorica, au niveau de la ville de Bioče.

Le train a dévalé un ravin de cent mètres au-dessus d’une rivière. La justice monténégrine condamnera un an plus tard le conducteur du train à six ans de prison. Selon le tribunal, il n’avait pas activé le mécanisme de freinage du train, ce qui avait permis au train de redémarrer.

Juillet 2004, 41 morts en Turquie

Il s’agit du plus grave accident ferroviaire en Turquie depuis près de cinquante ans, avec un bilan de 41 morts et de 80 blessés. Le 22 juillet 2004, peu avant 20 heures, un train à grande vitesse reliant Istanbul à Ankara déraille, à hauteur de la bourgade de Pamukova, dans la province de Sakarya dans le nord-ouest du pays.

L’enquête a révélé que le train roulait à une vitesse excessive au moment d’aborder un virage. Les deux conducteurs ont été reconnus coupables de négligences ayant entraîné la mort, dix ans après les faits. Mais les peines n’ont pas été exécutées en raison de l’expiration du délai de prescription.