III. L’Humiliation Stratégique : Le Saboteur de la Nation
Le coup de grâce cependant, celui qui blesse l’orgueil français au plus profond, réside dans la dénonciation de l’hypocrisie énergétique et industrielle. C’est ici que Weidel a touché la corde sensible : elle a accusé Emmanuel Macron d’être le saboteur de l’indépendance française.

Comment, a-t-elle questionné, un président a-t-il pu prendre la décision stratégique absurde de fermer Fessenheim, fleuron du nucléaire civil, pour ensuite être contraint, en plein hiver, d’importer de l’électricité allemande produite au charbon ? C’est une humiliation stratégique sans précédent, une incohérence que l’Allemagne industrielle, qui respecte la puissance et l’ingénierie, ne peut que mépriser.
Elle a dépeint un président qui a vendu Alstom, qui a laissé partir les brevets, qui a sacrifié la souveraineté industrielle de la France sur l’autel d’une mondialisation heureuse qui n’existe que dans ses discours. Pour Alice Weidel, Emmanuel Macron n’est qu’un petit gestionnaire qui a dilapidé, avec légèreté et cynisme, l’héritage d’indépendance et de grandeur laissé par le général de Gaulle. Cet héritage, qui faisait autrefois la fierté et la force de la France, est aujourd’hui réduit à une coquille vide par une vision technocratique à courte vue.
IV. La Fin du Couple Franco-Allemand : Le Roi Nu
L’analyse politique qui découle de ce discours est sans appel : c’est la fin du couple franco-allemand tel que nous l’avons connu depuis des décennies. Alice Weidel ne parle pas en l’air ; elle prépare l’avenir et signale que l’Allemagne, pour sa propre survie, doit désormais couper le cordon avec ce voisin encombrant et toxique.
Nous assistons en direct à la marginalisation de la France sur l’échiquier européen. Un simple regard autour de nous confirme le diagnostic : l’Italie de Meloni, la Hongrie d’Orbán, les Pays-Bas de Wilders, et maintenant l’Allemagne qui vient à droite. Emmanuel Macron est seul. Il est encerclé par des nations qui rejettent son fédéralisme, son progressisme et sa vision d’une Europe sans frontière.
Le président français est devenu le roi nu de l’Union européenne, prêchant dans le désert alors que ses voisins construisent des murs. Son image de leader intouchable, de Jupiter descendant de l’Olympe, est définitivement brisée aux yeux de Berlin. Il apparaît désormais pour ce qu’il est : un illusionniste à bout de souffle qui tente de masquer la faillite de son pays par des postures guerrières en Ukraine ou des grandes discours vides à Bruxelles.
