Alzheimer : une nouvelle piste pour ralentir le déclin de la mémoire

On sait déjà que PTP1B joue un rôle important dans des troubles métaboliques comme l’obésité et le diabète de type 2, deux autres facteurs de risque bien connus de ce trouble neurodégénératif.

Une nouvelle voie thérapeutique

Le laboratoire travaille désormais au développement d’inhibiteurs de PTP1B pour de multiples applications.

Pour la maladie d’Alzheimer, Tonks imagine une combinaison de thérapies associant les médicaments déjà approuvés à des inhibiteurs de PTP1B.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des inhibiteurs de la cholinestérase comme le donépézil sont actuellement utilisés pour traiter la maladie d’Alzheimer, tandis que des antagonistes des récepteurs NMDA comme la mémantine sont prescrits aux stades plus avancés.

« L’objectif est de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer et d’améliorer la qualité de vie des patients », a déclaré Tonks.

Plus de 55 millions de personnes vivent avec une démence dans le monde, la maladie d’Alzheimer représentant jusqu’à 70 % des cas, selon l’OMS.

« C’est un deuil lent », confie Tonks, dont la mère était atteinte de la maladie d’Alzheimer. « On perd la personne peu à peu, morceau par morceau. »