Bernard d’Ormale répond à Macron : “Créez un secrétariat d’État plutôt que des discours.”

À quelques jours de l’adieu national à l’une des figures les plus emblématiques de la France, le ton monte et le vernis du consensus se fissure. Alors que le pays se prépare à rendre hommage à Brigitte Bardot le 7 janvier, une voix inattendue, ferme et profondément politique, s’élève contre la solennité institutionnelle : celle de Bernard d’Ormale, son époux depuis plus de trente ans.

L’homme, discret mais inflexible, a décidé de sortir du silence. Et ses mots claquent comme une gifle à l’adresse du pouvoir. Face à la proposition d’Emmanuel Macron d’organiser un hommage national, Bernard d’Ormale ne se contente pas d’un refus poli. Il attaque frontalement ce qu’il considère comme une hypocrisie d’État, un rituel creux qui trahit l’essence même du combat mené toute sa vie par Brigitte Bardot.

« Les discours ne servent à rien »

Dans une interview poignante accordée à Paris Match, Bernard d’Ormale lâche une phrase qui résonne comme un manifeste : « Plutôt qu’un hommage national, qu’ils créent un secrétariat d’État à la cause animale. » Une déclaration qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et provoqué un malaise au sommet de l’État.

Pour lui, les médailles, les discours officiels et les cérémonies aux Invalides n’ont aucune valeur s’ils ne sont pas suivis d’actes concrets. Brigitte Bardot, rappelle-t-il, n’a jamais cherché les honneurs. Elle voulait des lois, des interdictions claires, une protection réelle pour les animaux. Tout ce que la République, selon lui, a trop souvent promis sans jamais l’accomplir.

L’héritage d’un combat inachevé

Bernard d’Ormale insiste : le plus bel hommage à Brigitte Bardot ne se trouve pas dans les dorures de la République, mais dans le Code civil et le Code rural. Il réclame la fin de pratiques qu’elle dénonçait avec acharnement depuis des décennies, l’interdiction de l’hypophagie, le renforcement des sanctions contre la maltraitance animale, et une reconnaissance politique pleine et entière de la cause animale.

« C’est ce qu’elle aurait voulu », martèle-t-il. Brigitte Bardot avait vu la souffrance animale avant tout le monde, bien avant que le sujet ne devienne à la mode. Elle en a souffert chaque jour, jusqu’à son dernier souffle, rongée par l’inaction politique et l’indifférence d’une partie de la société.