Boyard PROVOQUE violemment Tanguy… ça tourne MAL !

La séance est alors devenue illisible. Les rappels au règlement se sont multipliés, les cris ont couvert les voix des orateurs, et la présidente Yaël Braun-Pivet a dû intervenir avec une fermeté inhabituelle. Le député Verni, dans un élan de colère, s’en est pris à Sandrine Rousseau, lui demandant d’arrêter de “hurler” car elle lui “cassait les oreilles”. Cette attaque ad hominem a immédiatement déclenché un rappel à l’ordre de la présidente, qui a réaffirmé sa politique de tolérance zéro face aux attaques sexistes et aux comportements irrespectueux. “C’est insupportable, c’est honteux”, a-t-elle lancé à l’adresse de l’assemblée, tentant désespérément de restaurer la dignité du débat parlementaire.

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Au-delà de l’incident formel, cet épisode révèle une fracture de plus en plus profonde au sein de la vie politique française. D’un côté, une gauche radicale qui utilise l’hémicycle comme une caisse de résonance pour la colère populaire, n’hésitant pas à briser les codes de la courtoisie parlementaire. De l’autre, un Rassemblement National qui tente de se draper dans une posture de respectabilité tout en rendant coup pour coup. Entre les deux, une majorité qui semble spectatrice d’une dérive où le fond des dossiers — comme le financement de la santé ou des retraites — disparaît derrière les invectives et les accusations de sexisme.

Le spectacle offert ce jour-là laisse un goût amer. Si la confrontation d’idées est l’essence même de la démocratie, la violence verbale et les attaques personnelles semblent être devenues la nouvelle norme au Palais Bourbon. Les citoyens, dont Boyard prétendait défendre les intérêts en début de discours, se retrouvent face à une classe politique qui semble parfois plus préoccupée par ses propres querelles d’ego et ses stratégies électorales que par la résolution des crises qui frappent le pays.

L’incident se conclut sur un constat d’échec : aucun compromis n’a été trouvé, aucune avancée budgétaire n’a été actée dans la sérénité. Seuls restent les échos des cris, les visages rougis par la colère et un climat délétère qui promet de se durcir à mesure que les échéances électorales approchent. Le peuple français, comme l’a souligné Boyard, attend peut-être avec impatience, mais ce qu’il a vu aujourd’hui ressemble davantage à une mauvaise pièce de théâtre qu’à la gestion rigoureuse d’une nation.