Un « surrisque » qui n’est pas pris en compte ?
Ces facteurs engendreraient donc un « surrisque » qui viendrait s’ajouter aux risques existants par ailleurs (alcool, tabac, surpoids…). Ce constat laisse place à un autre : malgré des facteurs à risque avérés, très peu de femmes réussissent à faire reconnaître leur cancer du sein comme une maladie professionnelle.
La première fois qu’une femme a obtenu une telle reconnaissance, ce n’était qu’en 2023. Il s’agissait d’une infirmière exposée à des rayons et travaillant de nuit à l’hôpital pendant 28 ans. Le problème est d’abord médical : les médecins ne prendraient pas ou peu en compte la vie professionnelle des patientes.
Mais les pouvoirs publics aussi « ne s’intéressent pas assez aux conséquences du travail chez les femmes », estime ainsi Jean-Luc Rué, de la CFDT Grand Est, cité par BFMTV. Consciente de cet angle mort, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a toutefois lancé une étude sur le sujet dont les conclusions sont attendues au plus tôt fin 2026.
