C’est une onde de choc qui traverse la France entière. À quelques jours seulement du 7 janvier, date choisie pour les obsèques de Brigitte Bardot, l’émotion laisse peu à peu place à la colère, à l’incompréhension, et à une inquiétude profonde. Ce qui devait être un dernier adieu intime, fidèle à la volonté d’une femme qui a toujours refusé les honneurs officiels, se transforme en un affrontement inédit entre le pouvoir politique et la mémoire d’une icône nationale.
À Saint-Tropez, petite commune habituée aux projecteurs mais rarement à une telle pression symbolique, la tension est palpable. Les rues, d’ordinaire calmes en cette saison, bruissent de rumeurs, de discussions passionnées et d’une même question obsédante : l’Élysée ira-t-il jusqu’au bout malgré le refus formel de la famille Bardot ?
Un refus clair, ferme et assumé
Depuis l’annonce du décès, la position des proches de Brigitte Bardot n’a jamais varié. Pas d’hommage national. Pas de drapeaux officiels. Pas de récupération politique. La star, qui avait fui Paris, les salons et les cérémonies, ne voulait pas devenir un symbole institutionnel après sa mort.
Brigitte Bardot avait toujours revendiqué sa liberté, parfois dérangeante, souvent radicale. Elle rejetait les codes, les protocoles, les honneurs de la République. Dans l’intimité, elle rêvait d’un adieu simple, presque silencieux, tourné vers la mer, du côté de La Madrague, ce lieu mythique où elle s’était retirée du monde pour vivre selon ses propres règles.
Pour la famille, il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’un test de respect.
L’Élysée au cœur de la polémique
Malgré cela, une information a fuité et mis le feu aux poudres : l’Élysée préparerait un dispositif spécial, laissant entendre qu’un représentant du pouvoir pourrait être présent à Saint-Tropez, « à titre privé ». Une formule jugée floue, hypocrite, voire provocatrice par les admirateurs de Bardot.
Au centre de la tempête, Emmanuel Macron. Officiellement, le président affirme respecter la volonté des proches. Officieusement, cette présence potentielle est interprétée comme une tentative de marquer symboliquement le coup, de ne pas laisser filer un moment historique sans y apposer la signature de l’État.
Pour beaucoup, c’est une ligne rouge franchie.
