Cet hiver, ne tuez surtout plus les araignées de la maison : votre santé dépend de leurs toiles

Araignées de maison inoffensives et très utiles pour un habitat sain

Sur les milliers d’espèces existant dans le monde, seule une quinzaine est réellement dangereuse pour l’humain. En France, la seule espèce problématique recensée est la veuve noire, présente en Corse. Les araignées de maison les plus courantes, comme les pholques et les tégénaires, n’ont en général ni venin dangereux ni crochets capables de percer la peau. Les morsures sont rares, souvent bénignes, et bien souvent confondues avec des piqûres d’insectes. Pourtant, un Français sur quatre aurait peur des araignées, ce qui montre l’écart entre l’angoisse ressentie et le risque réel.

Leur utilité, elle, est très concrète. À l’extérieur, une araignée peut capturer au moins une tonne d’insectes par an et par hectare. À l’échelle de la planète, les araignées consommeraient entre 400 et 800 millions de tonnes d’insectes chaque année. Dans une maison, elles continuent ce travail de désionsectisation naturelle à petite échelle : elles piègent et mangent mouches, moustiques, blattes, cafards, puces, moucherons, mites et certains papillons de nuit. En limitant ces populations, elles réduisent la présence de nuisibles qui peuvent transmettre des maladies, déclencher des allergies ou contaminer les denrées alimentaires. Les écraser revient à se priver de ce service gratuit, tout en favorisant parfois l’arrivée d’autres insectes attirés par les cadavres. Quand les araignées disparaissent, on a tendance à compenser avec des sprays chimiques et des insecticides, qui dégradent la qualité de l’air intérieur et perturbent la biodiversité du logement.