Le déni démocratique : le peuple ignoré
L’actualité politique n’est pas épargnée. Gave analyse la récente dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron comme un énième tour de passe-passe pour éviter de reconnaître une défaite électorale. Il dénonce une « forfaiture » démocratique qui a débuté, selon lui, lorsque le traité de Lisbonne a été imposé aux Français malgré leur « Non » au référendum de 2005.
Selon l’économiste, nous vivons sous un régime où l’exécutif contrôle tout, du calendrier législatif à la carrière des magistrats, rendant la séparation des pouvoirs illusoire.
Conclusion : Vers un choc inévitable ?

Charles Gave ne cherche pas à rassurer. Il appelle les Français à une prise de conscience brutale. La crise ne sera peut-être pas un effondrement soudain comme en 2008, mais une agonie lente : perte de pouvoir d’achat, déshérence industrielle et surveillance accrue de l’épargne.
Le salut, selon lui, passerait par une réduction drastique de la dépense publique (environ 200 milliards d’euros) en coupant dans le « gras » de l’État et de ses agences inutiles, sans toucher aux retraités ou aux services essentiels. Mais pour cela, il faudrait que les élites acceptent de perdre leurs privilèges, ce qu’elles ne feront jamais de leur plein gré.
La question reste posée : les Français attendront-ils que le système s’effondre de lui-même ou reprendront-ils les rênes de leur destin national ?
