Couper les ponts avec sa mère (toxique), c’est antiféministe ?

On ne peut pas appliquer une égalité au sein de son couple dans une société qui est inégalitaire. En fait, c’est demander aux femmes d’enrichir les hommes au nom du féminisme.” Ces mots de Lucile Quillet ont fait tilt quand j’ai regardé le documentaire Mon Capital, réalisé par Sarah Tahlaiti, qui retrace son propre parcours de femme pour qui l’argent “a toujours provoqué un sentiment d’insécurité“. Les spécialistes sont toutes plus passionnantes les unes que les autres – mention spéciale à Vanessa Caraes, ex-conseillère bancaire et coach en financement qui dit les termes, s’agissant des couples hétérosexuels : “Il s’agit d’aimer, mais d’aimer intelligemment […]. C’est pas de l’amour de se dire ‘Moi je gagne 4000 euros, elle elle gagne 1800 euros, on fait tout 50/50, moi j’épargne, je m’enrichis et elle, bah… je l’aime’ !“ L’éducation financière est une priorité car l’argent, c’est politique ! Un film à regarder impérativement, disponible depuis hier sur on.suzane, une super plateforme engagée et indépendante de documentaires et contenus féministes (si vous vous abonnez, profitez-en pour découvrir aussi la série PMA pour toustes de Judicaëlle Perrot).

En 2023, dans les programmations françaises de musique classique et de jazz, seulement 6,4% des œuvres étaient composées par des femmes. Pour lutter contre ce manque terrible de parité, les Inoubliables ont créé le Festival des femmes (pas) oubliées. La troisième édition a lieu du 29 mai au 1er juin, entre Paris et Courbevoie, “avec en point d’orgue la première mondiale d’une œuvre de [leur] compositrice en résidence, Céline Fankhauser, à la Cinémathèque française“. Plus de 40 compositrices seront mises en lumière et, si vous êtes disponibles aujourd’hui, j’aurai le plaisir de participer à une table ronde – gratuite – aux côtés de la journaliste Aliette de Laleu et de la mezzo-soprano Marielou Jacquard sur le thème “Casser les Codes : L’Ascension des Femmes dans l’Industrie de la Musique”, à 19h à la Cité Audacieuse (75006). Retrouvez toutes les informations pratiques et la programmation ici, et peut-être à ce soir ?

Le post Simone de la semaine

Une fois qu’il y a la séparation, il y a une chute sociale très importante et beaucoup plus forte pour les mères…“

Le journaliste Selim Derkaoui déconstruit les clichés sur les mères isolées, souvent issues des classes populaires, qui se retrouvent à gérer seules l’éducation de leurs enfants tout en étant stigmatisées, surveillées, et parfois même criminalisées par les institutions.

Son enquête, Laisse pas traîner ton fils – Comment l’État criminalise les mères seules, est disponible aux éditions Les Liens qui Libèrent.

Le mot de la semaine