Au-delà des vies sauvées
Les coupes budgétaires n’affectent pas seulement la prestation de soins de santé : elles réduisent le nombre de médecins présents sur le terrain et freinent les échanges d’informations entre pays.
Les chercheurs estiment qu’une grande partie des bénéfices de l’APD transite par des canaux moins visibles. De nombreux aspects doivent être pris en compte, notamment la surveillance épidémiologique et la préparation aux épidémies ainsi qu’aux chocs liés au climat.
« L’étude montre qu’une partie de la raison pour laquelle nous faisons cela [l’aide internationale], c’est qu’elle permet de sauver un nombre de vies incroyable au regard des montants dépensés », a déclaré à Euronews Health Eric Pelofsky, vice-président chargé de la reprise économique mondiale à la Fondation Rockefeller.
Mais, ajoute-t-il, investir dans le développement apporte une stabilité et une prospérité dont le monde entier peut bénéficier.
Selon Pelofsky, une grande partie du problème tient à la manière dont l’aide extérieure est présentée dans le débat politique intérieur, souvent comme un arbitrage entre les dépenses nationales et des dépenses décrites comme éloignées de l’intérêt national.
« En réalité, l’argent dépensé à l’étranger vise souvent soit à protéger les populations chez nous, soit à promouvoir une économie mondiale ou une stabilité internationale qui sont précieuses pour nos concitoyens », a-t-il ajouté.
