Le Duel des Titans : Face à Berlin et Paris

La stratégie de Meloni ne s’arrête pas aux frontières de la Belgique. Elle vise directement les deux piliers de l’axe européen : l’Allemagne et la France. Lors d’un échange mémorable avec le chancelier allemand Friedrich Merz, ce dernier a tenté de rappeler l’Italie à l’ordre avec un ton paternaliste, exigeant que Rome cesse ses postures “populistes”. La réponse de Meloni fut glaciale : « L’Italie n’est pas le terrain de jeu de l’Allemagne. Nous sommes une nation millénaire et nous ne danserons pas au rythme dicté par d’autres. »
À Paris, la situation n’est guère plus apaisée. Face aux tentatives de manipulation diplomatique d’Emmanuel Macron, Meloni a opposé une clarté radicale. Chaque critique venant de l’Élysée a été transformée en outil de légitimation interne, renforçant son image de “protectrice de la patrie”. Elle a su démontrer que l’Italie ne subit plus, mais agit et impose ses propres termes, notamment avec sa proposition audacieuse de 500 000 visas de travail légaux. Ce geste magistral a neutralisé les accusations d’isolationnisme tout en réaffirmant le contrôle total de l’État sur ses frontières.
