Elles l’attaquent… Sarah Knafo les remet à leur place !

L’exemple des graphiques de sondages “trafiqués” ou présentant des échelles trompeuses a servi d’illustration à sa charge. Pour la députée, soit il s’agit d’une incompétence technique flagrante payée par les impôts, soit d’une volonté délibérée de manipuler l’opinion. Dans les deux cas, le constat est, selon elle, scandaleux. Face à l’argument de “l’erreur humaine non malveillante” avancé par ses interlocutrices, l’élue a maintenu sa ligne : l’exigence de rigueur doit être absolue lorsqu’on bénéficie d’un financement public aussi massif.

Assez de naïveté, place à l'ordre» : Sarah Knafo annonce une conférence sur  l'Europe et le Maghreb

Mais au-delà de la joute verbale, c’est une vision de la société qui s’oppose. D’un côté, un service public qui se voit comme un rempart culturel et informatif nécessaire à la démocratie ; de l’autre, une volonté de libéralisation totale basée sur la concurrence, à l’image du passage à la TNT qui avait, en son temps, fait baisser les prix. Sarah Knafo plaide pour une privatisation qui permettrait, selon ses calculs, de réorienter des fonds colossaux vers des secteurs prioritaires comme la santé. L’idée de remplacer des structures bureaucratiques par des “chirurgiens” est une image forte qui résonne auprès d’une partie de la population lassée par la pression fiscale.