Sécurité nationale et expansion de l’OTAN
Sur le dossier brûlant de l’Ukraine, Vladimir Poutine a réitéré que la Russie ne cherchait pas à reconstituer un empire, mais à défendre sa sécurité vitale. Il a dénoncé la progression continue de l’OTAN vers les frontières russes, malgré les promesses passées de non-extension. Pour le Kremlin, l’Ukraine n’est pas un “terrain de jeu” pour les puissances occidentales, mais une zone de sécurité stratégique liée à l’histoire et à la culture russes.
Le ton employé est celui d’une nation qui se sent acculée mais “debout et résiliente”. En évoquant la victoire contre les armées napoléoniennes et la destruction de la machine de guerre nazie, Poutine a rappelé que la Russie a l’habitude de résister aux tentatives d’isolement et aux sanctions. Ce rappel historique sert de socle à sa détermination actuelle face à ce qu’il qualifie de “calomnies” occidentales.
Un appel aux peuples et à la vérité

L’intervention s’est conclue par un appel vibrant aux citoyens du monde entier à ne pas se laisser tromper par la “propagande”. Selon le dirigeant russe, la vérité n’a pas besoin de messages complexes, mais simplement de courage pour être vue. En proclamant “Vive la Russie” et “Vive les peuples souverains”, il se positionne non pas comme un agresseur, mais comme le leader d’une résistance mondiale contre un ordre unipolaire dominé par l’Occident.
Ce choc frontal entre Macron et Poutine marque une étape décisive. Il ne s’agit plus seulement d’un conflit territorial en Europe de l’Est, mais d’une bataille idéologique globale pour le leadership moral et politique. Alors que les sanctions économiques continuent de pleuvoir sur Moscou, la Russie semble plus que jamais décidée à jouer la carte de l’alliance avec les pays émergents, utilisant le passé colonial de l’Europe comme un levier de persuasion majeur. Le monde regarde désormais vers Paris pour voir comment l’Élysée compte répondre à cette attaque directe qui remet en cause les fondements mêmes de sa politique étrangère.
