Les microbiologistes signalent des échantillons qui ressemblent à des solutions salines pures : aucun génome de grippe, aucune trace de SARS-CoV-2, mais des sécrétions respiratoires manifestement inflammatoires. Certains établissements recommencent à utiliser d’anciens tests PCR pour détecter également des virus plus rares.
Dans le même temps, l’OMS signale une saison grippale exceptionnellement précoce, mais les cas les plus alarmants ne correspondent pas à ce schéma. Face à la hausse des cas de bronchite et à l’augmentation massive des arrêts maladie, la crainte d’un pathogène totalement nouveau grandit.
Mais que se passe-t-il si l’on élargit encore davantage le champ de vision ?
Ce n’est que lorsque plusieurs hôpitaux ont contacté des laboratoires de référence européens qu’un signal faible mais récurrent a émergé : un type de virus bien connu, jusque-là peu connu, était soudainement détecté avec une fréquence croissante. Les premiers rapports hebdomadaires ont fait état de taux de positivité de près de dix pour cent chez les enfants de moins de cinq ans, soit une augmentation spectaculaire.
Dans le même temps, les autorités sanitaires britanniques qualifient la situation de « scénario catastrophe » car, outre la « super grippe » H3N2, ce pathogène fait désormais des ravages. Tous les éléments concordent, mais son nom reste secret.
