Gaza : Israël viole de nouveau le cessez-le-feu et tue au moins 24 Palestiniens

Israël, de son côté, a déclaré que ces frappes, qui ont touché plusieurs camps de tentes à travers Gaza, étaient une réponse à des tirs qui ont tué quatre soldats.

L’armée a précisé avoir tué Bilal Abu Assi, un commandant du Hamas présenté comme le chef du commando du 7 octobre ; Ali Raziana, commandant du Jihad islamique ; et Muhammad Issam Hassan al-Habil, chef d’une cellule terroriste du Hamas. Ce dernier est accusé d’avoir tué le soldat israélien Noa Marciano, qui avait été pris en otage le 7 octobre.

Un véhicule de l'ONU escorte des ambulances et un bus transportant des patients palestiniens à Khan Younis alors qu'ils se rendent au point de passage de Rafah pour quitter la bande de Gaza, mardi 3 février 2026.
Un véhicule de l’ONU escorte des ambulances et un bus transportant des patients palestiniens à Khan Younis alors qu’ils se rendent au point de passage de Rafah pour quitter la bande de Gaza, mardi 3 février 2026. AP Photo/Jehad Alshrafi

Un cessez-le-feu qui n’en est pas vraiment un

Alors que le cessez-le-feu en cours, signé sous l’égide des États-Unis, visait à mettre fin à la guerre, il a été maintes fois rompu par Israël. Depuis octobre dernier, au moins 556 Palestiniens, dont la moitié étaient des femmes et des enfants, ont été tués par des frappes israéliennes.

“Où est le cessez‑feu ? Où sont les médiateurs ?”, a écrit Mohamed Abu Selmiya, directeur de l’hôpital Shifa, sur Facebook.

Samedi, Atallah Abu Hadaiyed a entendu des explosions à Gaza pendant sa prière matinale et s’est précipité dehors pour découvrir ses cousins allongés sur le sol, entourés par les flammes. “Nous ne savons pas si nous sommes en guerre ou en paix”, a‑t‑il déclaré depuis un camp de déplacés.

Huit pays, dont les médiateurs que sont l’Égypte et le Qatar, ont récemment condamné ce qu’ils ont appelé les “violations répétées” de l’accord par Israël.