Gaza : Israël viole de nouveau le cessez-le-feu et tue au moins 24 Palestiniens

Le Hamas, de son côté, a libéré tous les otages qu’il détenait et, en retour, Israël a libéré plusieurs milliers de Palestiniens. Cependant, le rapatriement des restes des otages a largement dépassé le délai de 72 heures prévu dans l’accord.

Israël n’a récupéré le corps du dernier otage que la semaine passée, après avoir accusé le Hamas et d’autres groupes militants de violer le cessez-le‑feu en ne rendant pas tous les corps. Le Hamas a expliqué qu’il n’avait pas pu localiser immédiatement tous les restes à cause de la destruction massive causée par la guerre, une affirmation rejetée par Israël.

D’autres volets de l’accord sont toujours bloqués, comme le déploiement d’une force de sécurité internationale, le désarmement du Hamas et le lancement de la reconstruction de Gaza.

En octobre, après des mois de négociations au point mort, Israël et le Hamas ont accepté un plan en 20 points proposé par Donald Trump, destiné à mettre fin à la guerre. À l’époque, le président états-unien avait déclaré que ce plan conduirait à une “paix forte, durable et éternelle”.

Cependant, les enjeux plus larges que le protocole cherchait à résoudre – notamment la gouvernance future de la bande – ont rencontré des réserves, et les États‑Unis n’ont fourni aucun calendrier ferme.

Le cessez-le‑feu prévoyait également un afflux immédiat d’aide humanitaire, incluant du matériel pour dégager les décombres et réhabiliter les infrastructures. Les Nations Unies et les organisations humanitaires affirment que les livraisons d’aide aux 2 millions de Palestiniens sont insuffisantes. Le COGAT, organisme militaire israélien chargé de l’aide à Gaza, a qualifié les allégations de l’ONU de “mensonge”.

Si la violence a fortement diminué, les bombardements israéliens se poursuivent donc toujours. Depuis octobre 2023, au moins 71 800 Palestiniens ont été tués par Israël, dont plus de 20 000 enfants, 10 400 femmes et presque 5 000 personnes âgées. Si le bilan du ministère de la Santé du Hamas a longtemps été démenti par les autorités israéliennes, ces dernières ont fini par reconnaître ce bilan. Cependant, certaines études et experts estiment qu’il reste encore largement sous-estimé.