Pascal Praud et l’opacité des “tartines beurrées”

Dans le même temps, Pascal Praud a enfoncé le clou sur CNews en s’attaquant au “cœur du réacteur” : la gestion financière et les contrats liant le service public à des sociétés de production privées. Sa cible principale ? L’émission “C à vous” et l’un de ses piliers, Patrick Cohen.
Le journaliste a exigé une transparence totale sur les facturations entre France Télévisions et la société Mediawan. “C’est notre argent”, a-t-il rappelé avec véhémence. Pour Pascal Praud, le système actuel permet à certains de “se beurrer les tartines” grâce à des montages financiers avantageux où l’argent public finit dans des structures privées sans que le citoyen ne puisse vérifier la réalité des prestations.
Cette critique pointe du doigt un problème d’éthique majeur : le cumul des rôles d’animateur et de producteur, qui créerait des situations de monopoles rémunérateurs sur le dos du contribuable. Le malaise provoqué par ces questions sur les plateaux témoigne, selon les observateurs, de la sensibilité extrême du sujet.
Un système sous pression
Ces deux interventions successives ne sont pas de simples coups médiatiques. Elles reflètent une exaspération croissante d’une partie de l’opinion face au “train de vie exorbitant” de l’audiovisuel public. En attaquant à la fois le contenu (jugé partisan) et le contenant (jugé trop cher et opaque), Sarah Knafo et Pascal Praud touchent un point névralgique du système politique et médiatique français.
Alors que la France traverse une crise budgétaire sans précédent, la question des 4 milliards d’euros alloués chaque année à France Télévisions et Radio France risque de devenir l’un des enjeux majeurs des prochaines échéances électorales. Pour les critiques, il ne s’agit plus de réformer, mais de démanteler un modèle qu’ils considèrent comme une relique d’un autre temps, grassement entretenue par le sacrifice des Français.
