“Il fallait faire sortir les gens” : Jean-Marc, le “fils adoptif” de Jacques Moretti témoigne et raconte la nuit d’horreur de l’incendie de Crans-Montana

Alors que la justice a décidé ce lundi 12 janvier 2026 le maintien – pour l’instant – en détention de Jacques Moretti, le gérant du bar Le Constellation, dont l’incendie a fait 40 morts et 116 blessés, Jean-Marc, son “fils adoptif” a témoigné sur BFMTV et a raconté la nuit du drame.

Ce lundi 12 janvier 2026, la justice suisse s’est prononcée sur l’avenir de Jacques Moretti en prison. Le gérant du bar Le Constellation, dont l’incendie lors de la nuit du réveillon a fait 40 morts et 116 blessés, a en effet été placé en détention à cause de risques de fuite du pays. “Compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger, le ministère public a estimé que le risque de fuite était concret”, a noté le tribunal dans un communiqué, révélant que la durée demandée était de trois mois. Mais l’homme pourrait néanmoins être remis en liberté avant, s’il donne des garanties et des mesures de substitution, notamment une caution.

Le même jour, Jean-Marc, le “fils adoptif” de l’homme d’affaires, s’est confié auprès de BFMTV. L’homme, qui a témoigné sans montrer son visage, a notamment révélé avoir perdu sa compagne lors de l’incendie. Il s’agissait de Cyane Panine, serveuse du bar le soir du drame. “Monsieur Moretti et une autre personne ont cassé une porte latérale du rez-de-chaussée. […] C’est là où on a trouvé ma compagne inanimée. […] On l’a transportée dans un bar plus loin pour prodiguer les premiers soins, mais c’était trop tard”, a-t-il expliqué, précisant ensuite : “C’était une fille extraordinaire, c’était la joie de vivre.” L’homme est également revenu sur le déroulé de sa soirée. Il se trouvait sur la terrasse avec le videur quand l’incendie s’est déclaré. Révélant qu’il y avait eu un mouvement de foule tel que les personnes coincées à l’intérieur n’arrivaient pas à sortir par la porte, Jean-Marc a ajouté avoir demandé des masques à gaz aux pompiers pour pouvoir rentrer et aider : J’ai ouvert une partie de la véranda parce qu’il fallait faire sortir les gens. On est rentré dedans et il y avait des gens à l’intérieur couchés par terre, des gens en feu.”