“J’étais complètement désemparée”
C’est justement ce qui est arrivé à Karine Lellouche, propriétaire d’une maison à Andernos, sur le bassin d’Arcachon. Elle était jugée ce vendredi 28 novembre 2025 par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Cette dernière, qui avait hérité de la maison de son père décédé, avait commandité une expulsion illégale du squatteur qui y vivait après avoir tenté de porter plainte. “Les gendarmes m’ont répondu que l’occupant était légalement chez lui. Imaginez ma colère madame la présidente. J’étais complètement désemparée”, a-t-elle plaidé lors de l’audience, selon nos confrères d’Ici Gironde. Sur son compte Facebook, la femme de 55 ans avait dit son désarroi face à cette situation. Un internaute, surnommé “Bruno”, lui aurait alors proposé de déloger le squatteur par la force contre une rémunération de 5 000 euros.
Un homme toujours en liberté
Le 28 septembre dernier, deux hommes rémunérés 200 euros chacun, sur ordre de cet homme et de la propriétaire, se sont donc introduits dans la maison avant d’être interpellés et placés en détention provisoire. La propriétaire avait quant à elle été placée en garde à vue. Cette dernière a écopé d’une peine de prison de 1 an avec sursis. Les deux hommes de main, qui ont pu quitter la prison, ont quant à eux été condamnés à des peines de 10 et 12 mois. Tous trois doivent dédommager, à hauteur de 1 200 euros, la victime au titre du préjudice physique et psychologique subi. Quant à “Bruno”, homme-clé de cette affaire, il n’a pas été retrouvé : l’enquête se poursuit donc.
