Incendie de Crans-Montana : qui sont les “coupeurs de feu” qui proposent leur aide et que sait-on de l’efficacité de cette pratique ?

Après l’incendie dramatique qui a touché un bar à Crans-Montana, en Suisse, des “coupeurs de feu” ont proposé leur aide, notamment via les réseaux sociaux. Que sait-on de l’efficacité de cette pratique ? On fait le point ?

L’incendie survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana (Suisse), a fait 40 morts et 116 blessés. Si certains blessés ont été intoxiqués par les fumées, d’autres ont été grièvement brûlés. Ces derniers, que l’on appelle les grands brûlés, ont été répartis dans différents hôpitaux, afin de recevoir une prise en charge adaptée.

Face à ce drame, des individus se présentant comme des “coupeurs de feu”, et qui prétendent soigner les brûlures grâce à un don, ont proposé leur aide, notamment via les réseaux sociaux. Des appels qui divisent, car cette pratique “n’a pas été validée par la science”, comme le rappelle Pascale Duval, directrice et porte-parole de l’Union nationale des Associations de Défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes (Unadfi), interrogée par TF1 Info.

Grands brûlés : les hôpitaux suisses font-ils appel aux “coupeurs de feu” ?

Après l’incendie de Crans-Montana, Roland Crettaz, qui se présente comme “coupeur de feu”, a proposé son aide en publiant un message sur Facebook. Dans les colonnes de 20 Minutes, ce dernier affirmait que “les hôpitaux ont une liste et font parfois appel à l’un d’entre nous (…) On nous appelle. On nous donne le prénom de la personne, où elle habite et ce pour quoi elle a besoin d’aide. Suite à cela, le coupeur de feu fait des prières”.

Des propos nuancés par le porte-parole de l’Hôpital du Valais, en Suisse, qui indique que le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Hôpital de Sion n’ont pas fait appel à des coupeurs de feu : “Des listes sont toutefois à disposition des patients ou des familles de patients qui en font la demande”, précise-t-il au média suisse 24 heures.

Egalement interrogé par 24 heures, Georges Delaloye, qui se présente comme “guérisseur”, indique que “les appels pleuvent, des dizaines de personnes nous ont sollicités, moi et d’autres guérisseurs du Valais et de Suisse, pour soulager tant que faire se peut les victimes de ce drame”.