Infarctus digestif : voici comment reconnaître les symptômes de cet infarctus de l’intestin

Causes : qu’est-ce qui provoque un infarctus de l’intestin ?

“Les causes d’un infarctus mésentérique sont les mêmes que celles d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC)”, enseigne le Pr Olivier Corcos. L’infarctus digestif peut être lié à une maladie athéromateuse (présence de plaques d’athérome qui bouchent une artère digestive) ou à une cause cardiaque comme une migration d’un caillot à partir du cœur (embolie) chez une personne ayant des troubles du rythme cardiaque, des séquelles d’un infarctus du myocarde, des maladies des valves cardiaques”, décrit le Pr Corcos.

Ai-je des facteurs de risque d’infarctus digestif ?

Vous avez un risque d’avoir un infarctus digestif comme un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC) si vous avez des facteurs de risque cardiovasculaires : si vous fumez, si vous présentez une hypercholestérolémie (excès de cholestérol), un diabète, une hypertension artérielle, une obésité ou encore si vous avez des antécédents cardiaques (infarctus du myocarde, arythmie cardiaque…).

Quels sont les signes de l’infarctus digestif ?

Il existe deux formes d’ischémie digestive : une forme aiguë – l’infarctus – qui se manifeste par une douleur subite et extrêmement violente au niveau abdominal (celle-ci nécessite l’emploi de morphine pour être calmée). Cette douleur peut s’associer à des vomissements, une diarrhée, un malaise. “Même si ces signes sont spectaculaires le diagnostic est trop rarement fait aux urgences”, souligne le Pr Olivier Corcos.

ll existe aussi une forme chronique d’ischémie digestive, qui peut précéder la forme aiguë, comme l’angine de poitrine pour l’infarctus du myocarde. “Des semaines voire des mois avant un infarctus digestif, la personne présente des symptômes qui devraient alerter : des douleurs après les repas entraînant une peur de manger et donc une perte de poids”, décrit le Pr Corcos. Le diagnostic est trop souvent fait quand arrive l’accident aigu, très grave.

Une meilleure reconnaissance des signes précoces d’une ischémie mésentérique permet d’éviter l’évolution vers la nécrose intestinale.