Il y a un an, on se parlait 24 heures après la sortie de Mauvais garçon. Depuis, ta carrière a pris un tournant incroyable. Un an après, en quoi tu dirais que tout a changé depuis la dernière fois qu’on s’est parlé et en quoi tu dirais que rien n’a changé ?
Mauvais garçon a été le début de tout. Même s’il y avait déjà eu Summer Body qui avait été très bien accueilli par le public, Mauvais garçon, ça a été encore plus fort. J’ai mis du temps avant qu’on arrête de m’appeler ‘Helena de la Star Ac’. Et depuis là, c’est devenu un peu ‘Ah, c’est la meuf qui chante Mauvais garçon’. Evidemment il y a tout ça qui a changé, et on peut y rajouter que maintenant j’ai sorti un album et que je suis en tournée, mon quotidien aujourd’hui n’est donc plus du tout le même. Toutefois, il y a des choses qui ne changent pas. Je ne pense pas avoir changé, j’ai les mêmes amis et les mêmes habitudes. J’habite toujours au même endroit, en Belgique, et mes parents sont toujours mes parents (Rires).
Aujourd’hui, tu arrives à te rendre compte de tout ce qui s’est passé sur ces 12 derniers mois ? Car si je liste il y a une tournée des petites puis des grandes salles, un album disque de platine, deux NRJ Music Awards, des singles certifiés, des titres qui passent en boucle à la radio… Il y a de quoi avoir le tournis.
En fait, moi je vis tellement au jour le jour. J’essaye de prendre conscience de ce qui m’arrive, mais c’est compliqué parce que ça va très vite justement. Et je dis toujours que je suis un peu décalée de six mois. Genre je suis en train de me rendre compte des choses qui se sont passées Il y a six mois et petit à petit. Je pense que c’est mon cerveau qui intègre et digère petit à petit. Mais c’est vrai que ça a été une très belle année. On me le dit tout le temps, autour de moi, que ce soit mon label ou mes équipes, en mode ‘Tu as beaucoup de chance’. Ça fait pas 10 ans que je fais ça et donc je peux pas me souvenir de peut-être la galère que ça aurait pu être avant parce que je l’ai pas connue heureusement pour moi, mais ça se trouve je la connaîtrai. Je pense qu’une carrière c’est comme ça, c’est des montagnes russes. Mais en tout cas, là, je suis aux anges.
Est-ce que le fait de faire tout ça en famille (Son frère fait la direction artistique, sa belle-soeur est sa manager, ndlr), ça t’aide à te rendre compte de ce qu’il se passe et même de garder les pieds sur terre ?
Ma famille elle est primordiale dans ce que je fais déjà dans ma vie, mais surtout c’est une aide au quotidien qui est vraiment nécessaire et vitale en fait parce qu’ils me connaissent par cœur. Je peux toujours dire quand ça va pas et parfois je n’ai même pas besoin de le dire parce qu’ils le voient, ils le remarquent, car ils me connaissent. Ma famille, c’est mon plus gros soutien et ce sont eux qui sont présents dans les bons et les mauvais moments et qui sont aussi là dans mes moments familiaux qui sont hyper importants pour moi. On partage un truc vraiment très fort. On grandit ensemble. Avant, ma belle-sœur n’était pas manageuse de métier, pas plus que mon frère. On apprend tous ensemble, on apprend de nos erreurs, on essaye de rebondir là-dessus Et on veut au fur et à mesure que ce soit de mieux en mieux, mais du coup il y a un vrai truc de connexion, de lien d’apprentissage qui s’est créé entre nous.
Quand tu entends une chanson que t’as écrite à la radio, c’est quoi le sentiment qui t’envahit ? Est-ce que tu te dis que ce sont tes mots ou au contraire, tu dissocies totalement et tu te dis ‘Ah c’est des mots que je pourrais dire’ ?
C’est vrai que la première fois que j’ai eu une vraie réaction, c’est quand j’ai entendu Aimée pour de vrai à la radio, mais pour le coup si c’était ma première chanson. J’étais avec mes parents dans ma cuisine chez moi. Et tu sais, chez eux, la radio est toujours en fond. Elle est toujours allumée parce que mon père estime que comme ça mon chien se sentira moins seul. (Rires) Et tout d’un coup, Aimée pour de vrai commence et moi ma réaction première a été de pleurer. J’étais émue d’entendre ma chanson à la radio, car c’était la première fois et que c’est un sentiment hyper bizarre que d’entendre sa voix. Et quant aux mots, je sais que ce sont mes chansons, je garde en mémoire le processus créatif, pourquoi tel mot à telle place. Passer à la radio et s’entendre, ça reste un truc bizarre pour moi, mais aussi pour ma famille. Bon, maintenant, ils sont habitués, et ils me disent « Oh, c’est encore toi ! » (Rires).
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