L’industrie automobile : le cri d’alarme contre les normes
Le débat a ensuite bifurqué vers le secteur industriel, et plus particulièrement l’automobile, fleuron de l’économie française. Jordan Bardella a pointé du doigt la responsabilité de l’Union européenne dans ce qu’il appelle un “désastre industriel”. S’appuyant sur les déclarations de Luca de Meo, directeur général de Renault, il a souligné que 40 % de la hausse du prix des véhicules produits en Europe est directement imputable aux réglementations et normes environnementales imposées par Bruxelles.
Pour le leader nationaliste, cette inflation normative tue la compétitivité française. Il s’oppose fermement à la vision de Natacha Polony qui semble associer la recherche de compétitivité à une simple idéologie de droite libérale. Pour Bardella, la compétitivité est le moteur essentiel de la création de richesse et de l’innovation. Sans elle, l’industrie française est condamnée à disparaître face à une concurrence mondiale qui, elle, ne s’embarrasse pas de telles contraintes.
Le dilemme de la “Fast Fashion” et du pouvoir d’achat

Enfin, la question épineuse de la taxation des plateformes comme Shein ou Temu a illustré la complexité de l’arbitrage entre protectionnisme et pouvoir d’achat immédiat. Alors que la journaliste poussait pour une taxation accrue des colis chinois, Bardella a rappelé une réalité sociologique brutale : 57 % des acheteurs sur ces plateformes gagnent moins de 1 500 euros par mois.
