Le Retour à l’Insécurité Ordinaire des Français

Après avoir désamorcé les accusations idéologiques et personnelles avec une précision factuelle et juridique, Jordan Bardella a ramené le débat à la réalité vécue par la majorité des Français. Il a mis en perspective les violences raciales surmédiatisées (6000 à 8000 infractions par an, incluant menaces et injures), soulignant qu’elles représentent une part « très minoritaire » des 450 100 victimes de violence physique enregistrées par la police et la gendarmerie en 2024.
L’INSEE souligne que les agressions raciales sont « surmédiatisées par rapport à leur poids statistique réel » car elles touchent à des enjeux symboliques, tandis que la majorité des violences sont « ordinaires, non idéologiques ».
M. Bardella a conclu sur cette note implacable, rappelant la litanie des chiffres qui « pourrissent la vie des Français » : une agression gratuite toutes les 44 secondes, un refus d’obtempérer toutes les 20 minutes, un cambriolage toutes les 2 minutes. Le débat s’est terminé sur un engagement solennel à combattre « toutes les formes de haine, toutes les formes de racisme, toutes les formes de violence », mais surtout, à s’attaquer à l’insécurité « ordinaire » qui terrorise les millions de Français qui ont peur de prendre les transports en commun le soir et de rentrer tard chez eux. La confrontation entre la propagande militante et la rigueur factuelle a tourné à la déroute pour la première. Elle a démontré que, dans l’arène politique moderne, l’émotion ne peut plus se substituer à la vérification des chiffres et au respect du droit.
