La “Coalition des Droites” : Marion Maréchal révèle le plan secret pour une victoire historique et sonne l’alarme face à la “sortie d’histoire” de la France.

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L’argument le plus tangible en faveur de la faisabilité de cette alliance réside dans le travail déjà accompli au Parlement européen. Ce qui semble impossible à Paris est une réalité quotidienne à Bruxelles, où la coalition des droites « prend déjà corps ».

Marion Maréchal, membre du groupe des Conservateurs et Réformistes européens (ECR) — qui compte notamment le parti Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni et qui ne souffre d’aucun « cordon sanitaire » scandaleux contrairement au RN — explique que les groupes de droite se renforcent. Régulièrement, ils sont en capacité de négocier avec le groupe du centre-droit (PPE) et, en trouvant un accord, d’aligner leurs votes avec la délégation du RN et même celle de LR, créant ainsi des « contre-majorités à droite ». Elle cite l’exemple éloquent du rejet du texte sur les pesticides, jugé « complètement délirant » et menant à la « décroissance ».

« Si ça marche au Parlement européen », demande-t-elle avec une logique implacable, « pourquoi on n’y arrive pas [à l’Assemblée nationale] ? » Cette synergie européenne, qui voit les élus français travailler ensemble sur des sujets comme la démographie ou la défense de l’agriculture française, démontre que la « pudeur » des élus parisiens est un artifice, un vestige d’un clivage Gaulliste-Anti-Gaulliste qu’elle qualifie de « nécrologie politique ». Ce clivage, né de la fracture de la guerre d’Algérie, n’a plus aucune force structurante aujourd’hui.

Le Grand Risque : La France en « sortie d’histoire »

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L’appel à la coalition est aussi un cri d’alarme face à la déperdition nationale. Marion Maréchal élargit la perspective à l’échelle mondiale, alertant sur le « grand retour du rapport de force politique » et de la « puissance guerrière ».

Dans un monde où les « États-Civilisations » comme l’Inde, la Chine, la Russie et les États-Unis se préparent à la « grande révolution numérique » de l’intelligence artificielle et s’organisent pour être le plus productif possible afin de « survivre finalement au grand conflit », la France se trouve dans une posture suicidaire.

« Quand on regarde ça et qu’on se dit aujourd’hui le débat qui anime la France […] c’est de savoir comment on va travailler moins et combien d’années on va travailler moins… il faut prendre conscience que on organise notre sortie d’histoire ». Ce diagnostic est brutal et rappelle l’urgence absolue de reprendre le contrôle du destin national, en passant d’une logique de l’« assistanat » à une politique qui remet « l’esprit de l’entrepreneur au cœur ».

 

 

La Solution Institutionnelle et le Cabinet Rêvé

Pour mettre fin à l’instabilité, l’élue de Reconquête pose les conditions d’un retour au sérieux politique. Idéalement, elle appelle à la démission d’Emmanuel Macron, rappelant le précédent gaullien de 1969. À défaut, un « retour aux urnes » par la dissolution est le seul moyen d’espérer reconstruire une majorité et éviter que l’instabilité actuelle ne se transforme en une véritable « crise de l’État ».

Enfin, interrogée sur la composition d’un gouvernement hypothétique dont elle serait Première ministre sous une présidence Marine Le Pen, Marion Maréchal livre une liste symbolique visant à intégrer l’ensemble de la droite :

Les Politiques Clés : Jordan Bardella, Éric Zemmour, Bruno Retailleau, Éric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan, et Christel Morançais.

L’Économie : Pour « casser la mainmise de l’énarchie et de l’administration », elle nommerait des acteurs de l’économie réelle (des entrepreneurs) pour réinstiller l’esprit de l’entreprise au plus haut sommet de l’État.

La Justice : Elle choisirait quelqu’un issu de la défense des victimes ou des forces de l’ordre, citant l’avocat des policiers Thibault de Montbrial pour garantir une justice enfin du côté des victimes.

La Culture : Stéphane Bern serait le candidat idéal pour recentrer la politique culturelle sur le patrimoine et la restauration de nos églises et châteaux, aujourd’hui « parent pauvre de la politique histoire ».

Le message de Marion Maréchal est clair : l’alliance n’est pas un luxe, mais une nécessité existentielle. La « Coalition des Droites » est la seule voie pour échapper au chaos, non pas en faisant fusionner les partis, mais en additionnant leurs forces autour d’un programme commun fort, et en répondant enfin à l’aspiration pressante de la quasi-totalité de leurs électeurs. Le temps des tergiversations est révolu ; c’est un tournant historique qui se joue, et la droite, si elle veut survivre et gouverner, doit regarder au-delà de ses anciennes querelles pour embrasser une ambition partagée, celle de sauver la France.