La durée des arrêts de travail bientôt limitée à 15 jours ? La solution drastique du gouvernement pour faire des économies

Le gouvernement a présenté ce mardi 14 octobre 2025 son projet de loi de financement pour la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS). Parmi les mesures mises en place pour réduire le déficit atteint par l’ensemble des branches de la Sécu, figure notamment un durcissement des conditions de prescription des arrêts de travail.

Le niveau de déficit atteint par la Sécurité sociale, hors période de crise sanitaire ou de crise économique majeure, est inédit. “Il s’élève à 23 Md€ en 2025 après avoir atteint 15,3 Md€ en 2024”, peut-on lire dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Pour redresser la barre, le gouvernement de Sébastien Lecornu souhaite donc apporter quelques modifications au système de santé actuel en durcissant notamment les conditions de prescription des arrêts de travail. En effet, selon le PLFSS, “les dépenses liées aux arrêts de travail, qui ont connu une hausse annuelle de moyenne de 6% entre 2019 et 2023 contre 3% sur la période 2010-2019, n’est pas soutenable”.

C’est pourquoi la durée d’un arrêt de travail prescrit en ville sera désormais limitée à une durée de 15 jours maximum, et à un mois s’il est prescrit à l’hôpital. Ils pourront être renouvelés par tranche de 2 mois maximum afin d’assurer un suivi plus rapproché des patients. À ce jour, les médecins prescripteurs ne sont soumis à aucune limite de durée pour les arrêts de travail. La réduction de la durée des arrêts maladie avait déjà été proposée par la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) dans son rapport publié durant l’été 2025. Selon le gouvernement, ces mesures contribueront également à mieux mobiliser tant les employeurs, qui seront incités à améliorer les conditions de travail et à investir dans la prévention de la désinsertion, que les professionnels de santé et les salariés, au sujet du coût croissant de la prise en charge par l’assurance-maladie des arrêts de travail”.