La France “continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite” affirme Emmanuel Macron

L’onde de choc fut instantanée, brutale et sans frontières. Ce qui s’est déroulé en Australie, ciblant froidement la communauté juive en plein cœur des célébrations sacrées de Hanoucca, n’est pas un simple fait divers tragique. C’est un acte de terreur barbare, une blessure ouverte et profonde dans le corps de nos sociétés, qui résonne avec une acuité particulière dans les capitales européennes. La France, historiquement et politiquement au cœur de la lutte contre l’antisémitisme, se retrouve immédiatement en première ligne, le gouvernement décrétant un état de vigilance sécuritaire sans précédent.

De Paris à Téhéran – et c’est là tout le paradoxe glaçant de la situation – la condamnation s’est faite unanime. Mais au-delà des déclarations de principe, la réaction des autorités françaises et l’unité rare affichée par sa classe politique témoignent d’une prise de conscience : le terrorisme anti-juif n’est plus une menace lointaine. Il est à nos portes, et la riposte doit être immédiate, totale et dénuée de toute faiblesse.

La République en Alerte : Le Serment d’Emmanuel Macron

Dans un message empreint d’une gravité solennelle, le président de la République, Emmanuel Macron, a immédiatement exprimé la solidarité totale de la France avec l’Australie, partageant la douleur du peuple australien. Mais ses paroles ne se sont pas arrêtées à la compassion. Le chef de l’État a promis une « lutte sans faiblesse contre la haine antisémite, partout où elle frappe ». Ce n’est pas qu’une formule politique, c’est un serment républicain, un engagement à mobiliser toutes les ressources de l’État pour protéger ses citoyens, quelle que soit leur confession.

Cette promesse a été traduite en action par le ministère de l’Intérieur. Dans la foulée, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a donné des instructions claires et impératives aux préfets de l’ensemble du territoire : il faut « maintenir une vigilance maximale ». Le mot d’ordre est sans ambiguïté. La menace terroriste est jugée « élevée », justifiant le renforcement immédiat des dispositifs de sécurité.

Les lieux de culte, sanctuaires de la communauté juive, sont désormais sous surveillance accrue. Les offices religieux, les écoles, les centres communautaires voient leur protection renforcée, en particulier à l’approche des fêtes chrétiennes de Noël et de la fin de Hanoucca. Cette dualité dans la protection des fêtes – juives et chrétiennes – souligne la détermination des autorités à ne laisser aucune place à la terreur et à préserver le droit de tous à célébrer dans la paix et la sécurité. Il s’agit de garantir la continuité de la vie démocratique face à ceux qui cherchent à l’interrompre par la violence. Le spectre de la peur, souvent instrumentalisé par les extrémistes, doit être chassé par la présence visible et rassurante des forces de l’ordre.