L’Échiquier Mondial et l’Heure de Vérité

L’onde de choc de Budapest se propage bien au-delà des frontières de l’UE, se transformant en un point de bascule dans la grande rivalité de puissances. Outre-Atlantique, la perspective d’un second mandat de Donald Trump encourage l’audace d’Orbán. Des rumeurs chuchotent de partages de renseignements américains pour contrer les dérives de Bruxelles. À Moscou, on « trinque au chaos », l’instabilité européenne étant utilisée pour affaiblir les alliés de l’Est. L’ouverture de hubs Huawei en Hongrie, sous l’égide d’Orbán, est perçue comme un coup de canif dans les plans de découplage de Von der Leyen avec la Chine.
Le discours d’Orbán met en lumière une réalité géopolitique troublante : l’empire de Von der Leyen, selon lui, n’est pas seulement une bureaucratie pléthorique, mais un « pari géopolitique ». Des voix estiment que l’UE, sous sa direction, est devenue un « État vassal » des agendas atlantistes, canalisant des milliards dans la guerre en Ukraine, non pour la paix, mais pour prolonger un conflit par procuration qui affaiblit tout appel européen au dialogue.
Les conséquences, si ce déchirement n’est pas endigué, sont potentiellement catastrophiques. Sur le plan économique, le bras de fer hongrois n’est qu’un microcosme. L’Italie de Meloni flirte avec la défection, tandis que le Rassemblement National en France envisage un « Frexit 2.0 ». L’analyse des indices de cohésion de l’UE a chuté de 22 % depuis le début du mandat de Von der Leyen, le tout sur fond d’une zone euro qui chancelle sous une dette atteignant 95 % du PIB.
Plus sombre encore, des initiés évoquent un « Projet Phoenix », une initiative secrète de Von der Leyen visant à numériser la loyauté : des identifiants numériques liés à des crédits carbone, un État de surveillance déguisé en action climatique. Orbán dénonce cela sans détour : « Ils ne sauvent pas la planète, ils l’enchaînent. » Son avertissement est une frappe préventive contre cette dérive dystopique, ralliant les nations du groupe de Visegrad pour former un bloc de souveraineté capable d’opposer son veto à l’intégralité de l’agenda de la Commission.
Cette lutte n’est plus de la simple politique ; c’est un règlement de comptes pour l’âme de l’Europe. L’UE, née d’un rêve de paix et d’égalité, se serait muée en dystopie où la démocratie s’incline devant les décrets d’une élite. La stagnation économique nourrit l’extrémisme, les fractures migratoires se multiplient et une génération de jeunes Européens ne voit plus d’avenir sur ce continent. L’empire de Von der Leyen est fissuré, ébranlé par le rugissement populaire de Budapest. Le compte à rebours est lancé, et l’histoire attend de voir si les nations de l’Europe choisiront la réforme ou la révolte.