La Gifle de Trump à l’Europe : L’Ultimatum « Signe ou On Plie Bagage » Force Zelensky à la Paix

Le Dilemme Fatal de Zelensky

La réponse de Kiev à cette ébauche d’accord ne s’était pas fait attendre. Appuyé par Ursula von der Leyen, Zelensky avait haussé le ton : « Hors de question de parapher quoi que ce soit dans l’état actuel des choses ». Il juge Moscou trop gourmand et dénonce une pression étouffante. La phrase sibylline « on ne peut pas parler de paix avec un revolver sur la tempe » trahissait un doute profond quant à sa propre volonté de s’asseoir à la table des négociations.

Cette résistance a fait l’effet d’une gifle pour Trump. D’après ses proches, il aurait « explosé ». Après avoir mis son image en jeu en allant jusqu’en Alaska et en lâchant « du lest » face à Poutine, l’ancien président ne supporte aucun ralentissement. Son objectif est clair comme de l’eau de roche : sceller la paix et, soyons honnêtes, décrocher le « Graal diplomatique », le prix Nobel.

Zelensky est pris en étau. Sur le terrain, ses troupes s’éparpillent, les pertes humaines s’accumulent et le moral est au plus bas. S’il cède aux exigences américaines, il risque d’être traité de traître par ses propres citoyens, d’autant que son avenir politique flotte dans un brouillard d’incertitude avec des élections repoussées et contestées. S’il résiste, il prend le risque colossal de voir les États-Unis tourner les talons, le laissant seul face à la puissance russe.

L’Europe, Grain de Sable dans l’Engrenage

La question brûle toutes les lèvres à Bruxelles : pourquoi Trump snobe-t-il les Européens aussi ouvertement ? Pourtant, la crème de l’Europe — von der Leyen, Macron, Merz, Alexander Stub – était prête à faire front commun pour prouver que Bruxelles n’est pas un simple figurant. Mais Trump leur a sifflé la fin de la récréation : « Vous avez traîné, maintenant c’est moi qui mène la danse ».

Dans l’esprit de l’équipe Trump, l’Union européenne est désormais perçue non pas comme une alliée de la paix, mais comme un « grain de sable dans l’engrenage ». Depuis 2022, elle a alimenté le conflit avec ses sanctions en cascade, ses tonnes d’armes livrées et ses milliards débloqués sans relâche. Là où les États-Unis ont parfois hésité, l’Europe a appuyé sur l’accélérateur. Ce que Bruxelles présente fièrement comme de la fermeté, Trump le voit comme de l’obstruction, accusant les Européens d’inciter Zelensky à se braquer et à refuser les compromis.

Le choc est d’autant plus brutal que l’Europe est celle qui porte le plus gros de la facture. Rien que l’Allemagne, c’est plus de 25 milliards d’euros sur la table, sans compter l’aide massive de la France, de la Pologne et des Pays Baltes. Pour le Figaro, c’est une « humiliation sans précédent », tandis que Libération évoque un « coup de force digne des grandes manœuvres d’influence ». L’édifice narratif européen, basé sur une solidarité occidentale sans faille, vacille. Pour le Chancelier Merz, qui chantait les louanges du lien transatlantique, le retour à la réalité est d’une violence inouïe.