Une Europe divisée face à 2026
Le nouveau pacte doit entrer pleinement en vigueur en juin 2026. Il impose des procédures de contrôle uniformes en 7 jours, des bases de données biométriques et des expulsions accélérées pour les ressortissants de pays dont le taux de reconnaissance d’asile est inférieur à 20 %. Cependant, la question de l’application reste entière. Si Bruxelles dispose de leviers financiers, elle ne possède aucun moyen physique pour forcer un État membre à relocaliser des individus contre son gré.

Cette crise met en lumière un paradoxe européen : l’Union peut-elle survivre en tant qu’association de nations indépendantes si ses membres refusent d’appliquer des lois votées à la majorité ? Les critiques fusent de toutes parts. Les ONG, comme Amnesty International, dénoncent un texte “inhumain” qui bafoue les droits fondamentaux, tandis que de nombreux experts, à l’instar de Gerald Knaus, doutent de l’efficacité réelle du pacte pour réduire les arrivées irrégulières.
