


Le BND analyse que l’interprétation russe des dépenses de défense s’écarte peut-être fortement de la définition de l’OTAN.
Les moyens militaires ne sont donc pas uniquement utilisés pour la guerre contre l’Ukraine, mais servent également au développement supplémentaire des capacités de l’armée, par exemple dans les zones frontalières avec le flanc est de l’OTAN, comme les pays baltes.
“Ces chiffres matérialisent concrètement la menace croissante que représente la Russie pour l’Europe”, peut-on lire dans l’analyse.
Pour l’année 2025, les services secrets allemands estiment les dépenses militaires de la Russie à environ 250 milliards d’euros, soit plus de la moitié du budget total (selon les chiffres officiels, les dépenses du budget fédéral russe en 2025 ont été chiffrées à presque 43 000 milliards de roubles, soit un peu plus de 474 milliards d’euros).
Selon les services secrets, les dépenses de Moscou en matière de défense dépasseraient ainsi les 10 % du produit intérieur brut de la Russie (annoncé pour 2024 à hauteur de 201 152 milliards de roubles, soit 2 219 milliards d’euros).
En comparaison, les pays européens tentent d’atteindre d’ici 2035 la barre des 5 %, fixée conjointement dans une déclaration d’intention en juin 2025.
Au début de la guerre contre l’Ukraine, les dépenses militaires de la Russie représentaient encore 6 % du PIB, selon le BND. L’année suivante, cette part serait passée à 6,7 pour cent, puis à 8,5 pour cent en 2024.