


Néanmoins, la rapidité du larcin est digne d’un Mission impossible . « Sept minutes effrontées » titre ainsi The New-York Times . Ce n’est pas le seul périodique à rester effaré par la durée du vol. Un autre point interroge sur ce « crime qui a stupéfié la France » réalisé en « plein jour » pour reprendre les mots de la BBC , c’est le comment. Comment un vol dans le musée « le plus visité au monde », « un des plus grands centres d’art », et en plus, « dans une des salles les plus riches » a pu avoir lieu, insiste The Guardian.
Certains questionnent alors le degré de sécurité de l’établissement. The Independent, souligne l’alerte émise par le sénateur parisien communiste Ian Brossat, le 16 juin, sur le manque de personnel de sécurité au sein du musée. Il Corriere della Sera, un quotidien italien , complète en pointant du doigt les failles de sécurité. « L’alarme a sonné à 9h37, les braqueurs sont partis à 9h38. »
Le butin, le lieu, le temps, assez d’éléments pour que de nombreux journaux qualifient cet événement de « coup du siècle ». Ce vol au Louvre n’est pas le premier. Le quotidien suisse Le Temps regarde vers le passé et rappelle les précédents vols au musée. « Certaines des œuvres dérobées ont refait surface, tandis que d’autres restent toujours introuvables. » En creux, la question que tout le monde se pose : les huit pièces seront-elles retrouvées un jour, alors qu’il semble aisé de retailler les pierres précieuses pour les écouler ?
Finalement les critiques les plus acerbes ne viennent pas de la presse étrangère, mais des Français eux-mêmes ou au moins leurs représentants. Spiegel fait le constat qu’il est déjà « récupéré politiquement » . Pas de jaloux selon le quotidien Allemand car « la gauche comme pour la droite, il symbolise le déclin de la France. » Pour reprendre une expression française du XIX ème siècle : on n’est jamais mieux servi que par soi-même.