Macron et le déni de réalité
Dans ce conflit, le président français Emmanuel Macron a choisi son camp. Loin de défendre la liberté d’opinion ou de chercher un terrain d’entente avec les nouveaux acteurs technologiques, il s’est fait le professeur de l’Europe. Lors de récentes déclarations aux côtés du secrétaire général de l’OTAN, Marc Rutte, Macron a fustigé l’incompréhension des Américains — et du gouvernement Trump — vis-à-vis du modèle européen.
Pour Marine Le Pen, cette attitude est symptomatique d’un président qui préfère la loyauté envers Bruxelles à la défense des intérêts républicains. Macron exige une soumission inconditionnelle des entreprises américaines au cadre réglementaire européen, ignorant que ce cadre est de plus en plus perçu comme un outil de contrôle autoritaire plutôt que comme une protection citoyenne.
Des aveux d’ingérence qui font froid dans le dos
L’aspect le plus inquiétant de cette crise réside sans doute dans les récentes révélations concernant les processus électoraux. Des observateurs indépendants et des journalistes d’investigation pointent du doigt des financements occultes et des campagnes ciblées de l’UE pour influencer les résultats en Roumanie et en Moldavie.
Plus troublant encore, Thierry Breton aurait évoqué la possibilité d’une intervention similaire en France pour “sauvegarder les valeurs européennes” en cas de victoire électorale du Rassemblement National. Cette déclaration, si elle se confirmait, transformerait l’UE en une entité capable de renverser la volonté populaire au nom d’un dogme idéologique. Elon Musk n’a pas mâché ses mots à ce sujet, affirmant que “l’élite de l’UE ne cache plus ses ambitions autoritaires”.
