L’armée algérienne intercepte un navire israélien : une opération qui fait monter la tension

La Méditerranée a été le théâtre d’une opération militaire d’une envergure rare dans la nuit du 5 au 6 décembre 2025. Ce qui ne devait être qu’une traversée commerciale de routine s’est transformé en un incident géopolitique majeur impliquant l’Algérie, Israël et le Maroc. Au cœur de cette tempête : le MSC Maria, un imposant porte-conteneurs battant pavillon étranger, en provenance directe du port stratégique de Haïfa en Israël.

Tout a commencé aux alentours de 22h30, lorsque les radars côtiers algériens basés près d’Oran ont détecté une anomalie de trajectoire. Le navire, officiellement chargé de produits agricoles et de pièces détachées, a soudainement infléchi sa route pour s’approcher dangereusement des eaux territoriales algériennes. Pour le commandement de la marine nationale, l’alerte était immédiate. Les routes maritimes sont optimisées pour le gain de temps et de carburant ; une telle déviation sans raison technique apparente est le premier signe d’une activité suspecte.

Un déploiement de force sans précédent

La réponse d’Alger a été foudroyante de précision. En moins de deux heures, une armada de six bâtiments de guerre a convergé vers la position du cargo. Ce dispositif comprenait des frégates ultra-modernes de classe Meco A200, équipées de missiles antinavires capables de neutraliser n’importe quelle menace à 180 km, ainsi que des corvettes de classe C28A. Plus impressionnant encore, deux sous-marins russes de la classe Kilo (Varchavianka), surnommés les « trous noirs » par l’OTAN pour leur discrétion absolue, se sont positionnés sous la coque du navire intercepté.

Le message radio envoyé par la marine algérienne a figé l’équipage : « MSC Maria, coupez vos moteurs immédiatement. Toute tentative de fuite sera considérée comme un acte hostile. » Face au refus initial du capitaine grec de coopérer, invoquant le droit de libre passage en eaux internationales, l’armée algérienne a franchi une étape supplémentaire. Un hélicoptère Super Lynx a survolé le pont à très basse altitude tandis qu’un aviso effectuait un tir de semonce de 76 mm. L’explosion de l’obus à seulement 500 mètres de la proue a mis fin à toute velléité de résistance.