La bombe budgétaire de 2026

Les révélations prennent une dimension plus grave encore lorsqu’elles touchent aux finances de l’État. En 2026, la dette publique frôle les 3 200 milliards d’euros, une situation catastrophique que l’ancienne Première ministre dit avoir vu venir. Elle affirme avoir alerté l’Élysée dès la fin de l’année 2023 sur la dérive des comptes publics.
Plus accablant encore, elle insinue que les chiffres du déficit ont été “enjolivés” pour éviter une dégradation de la note française avant les élections européennes. Des notes de Bercy seraient restées sans réponse. “On nous demandait de trouver des économies sur le dos des chômeurs pendant que l’Élysée refusait de toucher aux avantages des grandes entreprises proches du pouvoir”, aurait-elle déclaré. Ces affirmations discréditent directement la gestion de l’actuel gouvernement et placent son successeur, Gabriel Attal, dans une position intenable.
Le mépris en un geste : L’anecdote de la côte de bœuf
Au-delà des chiffres et de la stratégie, c’est l’attitude humaine du Président qui est épinglée. Élisabeth Borne raconte une anecdote devenue virale : lors d’un déjeuner de travail crucial sur les services publics en crise, le Président l’aurait brusquement coupée pour lancer une discussion de vingt minutes sur la cuisson de la viande servie à table.
Ce n’est pas qu’une futilité de table, c’est pour elle le symbole d’un Président qui ne supporte plus la réalité technique et préfère les grands discours lyriques. Elle évoque également des appels à deux heures du matin pour des détails insignifiants, alors que ses rapports sur les risques de révolte sociale en zone rurale étaient ignorés.
