L’onde de choc est partie de Washington, mais c’est à Paris que le séisme menace de tout emporter. J.D. Vance, le vice-président fraîchement élu des États-Unis et lieutenant fidèle de Donald Trump, a jeté un froid polaire sur les relations diplomatiques franco-américaines. Avec le franc-parler incisif qu’on lui connaît, il a ouvertement appelé à la tenue de nouvelles élections en France, qualifiant la situation politique actuelle de « menace pour la démocratie ». Cette déclaration, loin d’être une simple sortie médiatique, marque un tournant historique : les États-Unis de l’ère Trump semblent avoir choisi leur camp, et ce n’est pas celui de l’Élysée.
Un désaveu cinglant pour Emmanuel Macron
Pour le pouvoir macronien, le message est d’une violence rare. J.D. Vance ne s’est pas contenté de suggérer un changement, il a frontalement attaqué la figure d’Emmanuel Macron. Dépeint comme un leader affaibli, trop dépendant des bureaucraties bruxelloises et incapable de garantir la sécurité et la souveraineté de son propre pays, le président français voit son image de « leader européen » voler en éclats.
Dans les couloirs de l’Élysée, l’ambiance est à la panique. Alors que les conseillers présidentiels tentent de minimiser l’affaire par des communiqués laconiques, la réalité des faits est cruelle : Washington se détourne ostensiblement de la vieille garde européenne. Le contraste est saisissant : pendant qu’Emmanuel Macron attend un signal diplomatique qui ne vient pas, les portes du pouvoir américain s’ouvrent pour le Rassemblement National.
Le Rassemblement National : Le nouvel allié stratégique de Washington ?
C’est sans doute le point le plus explosif de cette nouvelle configuration géopolitique. Le Rassemblement National, longtemps traité en paria par les élites parisiennes et le « cordon sanitaire », est désormais perçu par l’administration Trump-Vance comme un partenaire de premier plan. Pour Washington, le parti de Marine Le Pen représente une force patriotique authentique, capable d’aligner les intérêts transatlantiques sur des thèmes cruciaux : la protection des frontières, la lutte contre l’immigration de masse et la défense de la souveraineté nationale.
La visite récente de Jean-Paul Garraud, député européen du RN, à Washington, a illustré ce basculement. Devant une salle conquise, ses appels à la fin de la migration incontrôlée ont été salués par une « standing ovation » de plusieurs minutes. Cette reconnaissance internationale brise de facto l’isolement du parti en France. Si le président de la première puissance mondiale tend la main au RN, comment le gouvernement français peut-il encore le traiter de « menace intérieure » ?
